Posté le 04.07.2008 par bezierspcf
Nous reproduisons ci-dessous une annonce parue dans la presse spécialisée dans le marché de l'immobilier.
A louer Paris 75019 - 2, Place du Colonel Fabien
Surface de bureux disponibles:1800 m2, divisibles à partir de 900 m2
Disponibilité: Immédiate; Conditions financières & juridiques - Loyer: 340,00/m2/an/HT/HC - Charges:60,00?/m2/an/HT Loyer parkings intérieurs:1200,00/u/an/HT/HC - Régime Fiscal: TVA Bail:3/6/9 ans - Indexation annuelle INSEE - Dépôt de garantie:3 mois de loyer HT/HC - Prestations Bureaux cloisonnés /Open space, Câblage informatique, Climatisation, Salle de réunion, Auditorium, Chauffage CPCU, Interphone/digicode Ascenseur(s), Monte-charge 50 emplacement(s) de parking intérieur(s); Honoraires 30% HT du loyer annuel HT/HC à la charge du Preneur; Description: Immeuble de bureaux Accès Métro ligne 2:«Colonel Fabien»
Nos équipes se tiennent à votre disposition pour de plus amples informations et pour les visites.
Cushman & Wakefield www.cushmanwakefield.fr
11-13 Avenue de Friedland - 75008 Paris
Tél: +33(0)1.53.76.92.92 Fax: +33(0)1.53.76.05.25
> La location du 2ème étage du siège du PCF, construit par Oscar Niemeyer, place du Colonel Fabien est déjà conclue. Les investisseurs seraient cependant rares à vouloir cohabiter avec le PCF.
> A la place de la location du 1er étage, il serait en conséquence question de louer l'immeuble du 120 rue Lafayette, siège historique du PCF, actuellement occupés par la direction de la fédération de Paris.
> Ces opérations immobilières, suivant la liquidation de maints locaux de sections partout en France, sont d'autant plus inacceptables que ces locaux ont été acquis par les militants et que l'argent du Parti a été dilapidé ces derniers années, à l'image des 5 millions d'euros, non remboursés, de la désastreuse campagne "antilibérale" des présidentielles de 2007.
> La liquidation, au sens comptable, correspond à la volonté de liquidation, au sens politique. Ne laissons pas faire! Comme dans toute entreprise, toute association, exigeons des comptes sincères et opposons la logique du développement du PCF, à celle de sa disparition!
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Posté le 26.06.2008 par bezierspcf
En fonction de l'ordre du jour, voici les interventions essentielles d'Aimé COUQUET lors Conseil Municipal de Béziers du 23 juin 2008
ZAC DU CAPISTOL:
Aimé Couquet a profité du compte rendu d'activité annuel de la SEBLI sur ce sujet pour intervenir sur un des litiges avec Raymond Couderc ayant annoncé récemment à la presse que le nom de la rue Alexis Carrel a été définitivement rayé de la carte à la fin mai (A. Carrel, biologiste, prix Nobel était aussi connu pour être un adepte des théories eugénistes et pour sa sympathie pour le régime nazi). C'est pour cela que nous avions demandé et obtenu il y a fort longtemps que la rue soit renommée. Elle s'appelle désormais Martin Luther-King. Mais différents panneaux n'avaient pas été supprimés. Le dimanche 22 juin, il a pu être constaté qu'un de ces panneaux étaient toujours là. Roger Arnardi, vice-président de la LICRA, vigilant sur ce sujet avait fait parvenir la photo de constat à Aimé Couquet. Celle-ci a permis de confondre le maire qui en pleine séance répondant à cette question déclarait qu'il n'y avait plus de panneau indicateur portant le nom d'A.Carrel. Il a été obligé d'avaler sa salive et de demander aux services municipaux de faire le nécessaire dans le plus bref délai.
COMPTE RENDU D'ACTIVITÉ DE LA DSP - GESTION DES PARKINGS PAR LA STÉ VINCI PARK:
Pour résumer, le compte rendu financier, seulement compréhensible pour un expert comptable, fait apparaître un solde de gestion positif de 254.000 euros pour le parking Jean Jaurès et un solde négatif de 39.000 euros pour celui de la Madeleine. Après un débat qui a démontré une fois de plus qu'il n'y avait aucune clarté sur ces compte-rendus, Aimé Couquet a demandé qu'au moins en attendant des éclaircissements, le maire réclame à la sté Vinci Park, puisque le "bénéfice" est important, de consacrer une partie de cet argent à assurer un meilleur entretien et propreté des parkings, notamment, Jean Jaurès. Il n'y a pas eu de réponse.
COMITÉS CONSULTATIFS:
L'article 2143.2 du Code Général des Collectivités Territoriales autorise les conseils municipaux à mettre en place des Comités Consultatifs (instances consultatives sans pouvoir de décision) relatifs à des problèmes d'intérêt communal. Comme à chaque mandat le maire a refusé que des élus de l'opposition soit aussi membres de ces comités, formés d'élus de la majorité et de représentants d'associations choisies).
CINÉ CLUB BITERROIS:
Aimé Couquet est intervenu sur la situation suivante: le ciné-club a été hébergé successivement au Kursaal, puis dans de très bonnes conditions aux franciscains, chassé par l'arrivée de Jérôme Savary; puis au Palace. Couderc qui ne veut certainement pas que la subvention municipale allouée pour la location du Palace serve ce dernier lieu, propose de rejoindre l'auditorium de la nouvelle Médiathèque communautaire. Il y a seulement 150 places pour plus de 350 adhérents au ciné-club et des séances qui dépassent largement les 150 spectateurs... Le transport du projecteur des franciscains à la médiathèque va coûter plus de trois fois la subvention de fonctionnement versée par la mairie pour louer le Palace! De plus, cette situation devrait être transitoire puisque suivant les objectifs municipaux de l'époque, le ciné-club devrait s'installer dans le futur complexe cinématographique de l'Hours. Aimé Couquet a donc proposé pour de raisons d'économie et de capacité de la salle, soit de revenir aux franciscains, soit de continuer à louer une salle du Palace. Réponse abrupte et qui parait définitive malgré les balbutiements de l'adjointe Mme Hortoland ayant reçu récemment les responsables du ciné-club, celui-ci devra rejoindre la médiathèque et certainement y rester!
ÉLIMINATION DES DÉCHETS:
Aimé Couquet es intervenu sur différents points et notamment, les bornes utilitaires de tri sélectif et le ramassage des encombrants dans le quartier de La Devèze.
DÉTERMINATION DES TAUX DE PROMOTION POUR LES AVANCEMENTS DE GRADES:
La loi 07-209 du 17 février 2007 supprimant les quotas dans les avancements de grade permet de les réintroduire sous une forme plus insidieuse par l'intermédiaire de fixation par le conseil municipal de "taux". Lors de la séance du 25 septembre 2007, Aimé Couquet s'est opposé à cette application puisqu'elle est laissée au libre choix du Conseil municipal. Une fois de plus cette mise en place facilite la non proposition à l'avancement des agents qui ne plaisent pas! Aimé Couquet a été le seul à voter contre!
Voilà un résumé des interventions d'Aimé Couquet, seul élu de BÉZIERS: LISTE UNITAIRE, COMMUNISTE, 100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE.
Posté le 26.06.2008 par bezierspcf
La section de Béziers du PCF communique,
Il y a deux ans, 60 % des biterrois, bien plus encore dans certains villages, se sont opposés au traité constitutionnel soumis à référendum. UMP et PS étaient massivement désavoués. Avec ces électeurs des milieux populaires, de la classe ouvrière et des salariés, nous nous réjouissons du choix majoritaire, renouvelé deux ans plus tard par le peuple irlandais.
L’Europe des nantis, l’Europe de la « concurrence libre et non faussée », l’Europe de l’exploitation capitaliste triomphante vient de prendre un sérieux coup. Nos luttes en France en seront simplifiées, qu’il s’agisse de défendre les services publics, de permettre la libre circulation des êtres humains ou de combattre toutes les formes d’exploitation.
L’expression démocratique directe, bafouée avec l’adoption en catimini du traité par le congrès de Versailles il y a quelques semaines, prouve son impérieuse nécessité. Une fois de plus les manipulateurs de l’UMP ou du PS, ces «élites» qui refusent au peuple le droit de s’exprimer sur les questions majeures sont battus.
Sarkozy et les siens devront s’incliner, l’ensemble des chefs d’état européens doit prendre en compte que le traité de Lisbonne est caduc. Sur toutes les questions d’importance, c’est aux peuples de trancher. L’intervention populaire est à l’ordre du jour.
Ce n’est pas d’un nouveau traité que nous avons besoin, c’est la déconstruction des traités de Maastricht, Nice et Barcelone et de ce qui les sous tend.
Vive les démocrates irlandais ! Souveraineté populaire partout en Europe.
Nous invitons les biterroises et biterrois à venir débattre de cette question mardi 24 juin à 18 H, 2 rue Voltaire, et décider ensemble dans la diversité qui a précédé le succès du NON français des suites à donner.
La section de Béziers du PCF.
Posté le 25.06.2008 par bezierspcf
Le militant communiste lit l’ « Humanité ». C’est le journal de son parti et il y recherche les nouvelles ou les commentaires susceptibles de conforter sa foi dans les idées qui fondent son engagement. Le 3 juin dernier son journal s’ouvre sur une grande page noire annonçant la mort d’un grand couturier. Sans le laisser complètement indifférent, l’événement ne le plonge pas dans l’affliction qui met en effervescence la rédaction du journal. Il tourne les pages et un certain agacement le gagne quand, pour dépasser un sujet qui ne le passionne pas, il doit en franchir cinq entièrement remplies de faits et gestes du personnage disparu. Il sait qu’il fabriquait des robes qu’on lui a montrées à la télé, mais d’une telle excentricité qu’aucune personne de son entourage ne se risquerait à les porter. Ce Monsieur était un artisan du paraître et de l’inutile. Mais le paraître et l’inutile font parfois rêver les dames, et il est important de les laisser aller à leur rêve, ou à leur nostalgie quand le prince des vanités disparaît.
Mais tout de même cinq pages !
Bon, et le communisme dans tout ça ? Rien dans ce numéro ni dans les suivants jusqu’au 6 juin. A cette date un grand article est consacré à un discours de M.G. Buffet à propos du prochain congrès. Notre ami militant, qui a lu et entendu cent fois les mêmes propos, sait qu’une opposition se dessine au sein du Parti et il voudrait bien en savoir davantage. Il a entendu parler du Maire de Vénissieux, André Gérin, qui présente sa candidature au secrétariat général du Parti. Pas un mot dans son journal. Pas un mot non plus de la contestation regroupée autour de la section de Paris 15e. Il faut attendre la fin de l’article pour lire des extraits de « Libération », apparemment mieux renseignée que l’«Humanité», au sujet des seules oppositions de Hue et de Gayssot.
Bientôt il n’achètera plus l’Huma !
Georges Apap, militant du PCF, Section de Béziers.
Posté le 10.06.2008 par bezierspcf
RAPPORT INTRODUCTIF DE GEORGES APAP
On le savait depuis longtemps, et la chose n’avait rien pour nous surprendre. Pourtant l’annonce officielle qui a ouvert ce printemps au Parti Socialiste a réveillé notre torpeur avec brutalité. Une « déclaration de principe », élaborée par les instances dirigeantes, sera soumise aux militants le 14 juin prochain. Elle inscrit dans les textes une ligne politique qui s’en va contracter, avec celle de la droite classique, un mariage de raison. Désormais le PS renonce à la lutte anticapitaliste, adhère à l’économie de marché et s’inscrit dans le libéralisme. A la conscience de classe se substitue le principe de l’individualisme, celui-la même qui sert de fondement idéologique à la droite. La référence au marxisme est définitivement bannie. En tant que nouveau corps de doctrine, la démarche prend un caractère irréversible qui nous déconcerte. Nous ne nous sommes jamais fait beaucoup d'illusions sur les orientations politiques du PS, tels qu’ils apparaissaient dans ses discours et ses choix électoraux, mais elles n’avaient pas pris jusqu’ici le caractère irrévocable d’une proclamation officielle à la face du monde. Le PS a cessé le combat et rentre dans le rang, définitivement.
Alors que le mouvement « Arc-en-ciel » a disparu en Italie, qu’en Allemagne le SPD s’allie à la droite, et que «Die Linke» cultive l’ambiguïté dans laquelle, chez nous, Gayssot se complaît, l’idée révolutionnaire s’estompe dans le monde politique. La première page d’un numéro récent de l’Humanité portait en exergue une citation de Simone de Beauvoir commençant par la phrase suivante : « Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ».
Une question est désormais pour nous de savoir jusqu’où la direction de notre parti voudra nous conduire à la remorque du PS, et si nous n’allons pas bientôt apprendre d’elle qu’elle se résigne à son tour et qu’elle abandonne, au nom du réalisme, toute résistance à l’économie de marché et toute revendication marxiste.
Une autre question est de savoir jusqu’à quand nous allons accepter d’être conduits comme un troupeau de moutons.
Ce sont là les enjeux du 34e Congrès et de la bataille dans laquelle pourraient s’affronter d’une part les adeptes du renoncement, qui détiennent avec l’appareil une force considérable, et d’autre part une résistance qui se sait majoritaire depuis l’assemblée générale des 8 et 9 décembre derniers, et qui ne manque pas d’arguments.
C’est dans ces circonstances qu’André Gérin, maire communiste de Vénissieux, a été accueilli à la Section le 30 avril dernier, pour nous expliquer les raisons de la lutte qu’il engageait contre la direction, et de sa candidature aux fonctions de Secrétaire Général du Parti. Il expliqua longuement son engagement révolutionnaire. Ses arguments étaient les nôtres et sa détermination, sa sincérité, étaient d’un grand réconfort pour nous qui affrontons les humeurs d’une fédération départementale délibérément hostile et politiquement inconsistante. Depuis, l’enthousiasme s’est refroidi, au moins chez l’auteur de ces lignes, quand a été révélée par les échanges de correspondances très récents d’André Gérin avec la section de Paris 15e et avec Stéphane Auriol, la vraie nature de son combat anticapitaliste. Ce n’est là qu’une réflexion personnelle en marge du compte-rendu de la soirée. Les excuses d’usage vous sont présentées pour cette digression.
Le débat qui a suivi a pris une tonalité inattendue : on a assisté à un déferlement général de récriminations dirigées contre le Parti. La section était épargnée, certains affirmant même que si elle devait disparaître, ils s’en iraient. L’heure était à la contestation. André Gérin gardait cependant toute sa sérénité, et il a même semblé trouver une approbation dans la morosité ambiante. Il reste que l’opinion générale sur la soirée a été très positive, même chez les plus virulents. Cette visite mémorable devait être suivie, trois semaines plus tard, le 23 mai, d’une autre rencontre, elle aussi captivante quoi que moins solennelle. Le bureau de section avait eu la bonne idée de n’inviter aucun intervenant, et de laisser nos camarades s’exprimer sur mai 68 tel qu’ils l’avaient personnellement vécu. Des témoignages concrets, authentiques, frappant dans leur sincérité, s’accompagnaient d’anecdotes souvent drôles ou émouvantes, quelquefois dramatiques. La passion était palpable et l’on sentait dans les prises de parole comme un besoin de transmettre les émotions d’antan. Mais sous chaque parole transparaissaient les interrogations de tous sur le rôle du Parti et sa détermination révolutionnaire. C’est Maurice Verdier, alors secrétaire fédéral, qui apporta sur le sujet une réponse indiscutable car il recevait directement les instructions de la direction. Elles tenaient en trois commandements, 1° ce n’est pas la révolution. 2° il faut négocier sur les revendications. 3° le mot d’ordre c’est « gouvernement populaire ».
C’était à chacun de donner un sens à ce laconisme. Pour beaucoup la défection du Parti était claire. La négociation était un renoncement, et on était en droit de se demander par quelle opération subtile un gouvernement populaire pouvait éclore sans révolution, sauf à diverger sur le sens des mots. Quoi qu’il en soit ce fut une autre soirée réussie, couronnée par les saveurs d’une cuisine où Christiane et Evelyne s’étaient surpassées.
Pendant ces réjouissances, l’actualité politique suivait son cours. Les lycéens et leurs professeurs manifestaient contre la destruction de l’éducation nationale dans une protestation qui ne s’est pas encore éteinte. Le 22 mai dernier une manifestation considérable contre une autre destruction, celle de nos régimes de retraite, mobilisait dans le pays tout entier les salariés désabusés venus exprimer massivement leur déception. A leur tour, les travailleurs sans papiers exploités et traqués se mettaient en grève, soulevant dans l’opinion un mouvement de sympathie qui montra son efficacité. Ajoutant à la confusion générale, les pêcheurs, les agriculteurs et les routiers bloquent aujourd’hui encore les ports et les routes dans une action dure qui se poursuit contre la hausse démesurée du carburant.
On ne donnera pas dans ce résumé les détails de ces évènements par ailleurs bien connus. Il suffira d’une observation globale formulée par Aimé dans une intervention récente : il est regrettable que ces mouvements de protestation ne soient pas relayés politiquement par un engagement conscient, sans lequel l’agitation n’a pas de portée transformatrice.
Autre événement notable, le vote à l’unanimité par le parlement d’une loi admettant au rang d’éléments du patrimoine de la nation, les langues régionales. Chez nous cette avancée a été bien reçue. Jacques propose de développer ce sujet qui n’est pas sans rapport avec la crise de la viticulture. C’est avec les égards qui conviennent qu’on le laissera s’exprimer.
Enfin on terminera par où on avait commencé, la lente dérive et la résignation qui atteignent cette fois, comme par contamination, l’Humanité, journal du Parti. Ce dévoiement est dénoncé par notre camarade Christian Harquel dans une lettre à Patrick Le Hyarick. Ce quotidien est la base de notre information. Or les questions qui préoccupent les communistes y sont réduites au régime de la portion congrue, le communisme en tant que parti y est transparent, et la rédaction semble n’ apercevoir que le PS dans un désert politique à gauche. L’agacement de notre camarade est légitime, sa réaction saine. On la souhaiterait salutaire. Car ce journal est le nôtre. Il devrait être un instrument de rassemblement et un organe de réflexion susceptible d’intéresser non seulement les communistes et leurs sympathisants, mais aussi tous ceux qui cherchent à s’affranchir d’un ordre social où règne l’exploitation et dans lequel s’enfoncent et se complaisent des personnages ou des groupes dont certains osent encore se dire de gauche.
N’oublions jamais : « Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ».
Posté le 07.06.2008 par bezierspcf
TRAVAILLONS PLUS... etc... etc... ET LE POUVOIR D'ACHAT?
98 milliards d'euros de profits: 2006 fut une très bonne année! En 2007, un nouveau record: 100 milliards d'euros. C'est les profits des 40 premières sociétés cotées en Bourse (CAC40)
Les grandes fortunes prospèrent. Le chômage et la précarité aussi. Ne me dites pas que cela n'a aucun rapport! De l'argent, il y en a beaucoup en France. Jamais notre pays n'a été aussi riche. Les 500 plus grandes fortunes pèsent 280 milliards d'euros. Les principaux groupes, comme Total, (tiens, tiens) - 13 milliards d'euros en 2007 - génèrent des bénéfices colossaux pour leurs actionnaires.
Sarkozy, qui s'y connaît en auto-augmentation (+ 147% dès son installation à l'Elysée) et le MEDEF jugent légitimes ces très hautes rémunérations, car elles sont liées selon eux, au mérite et à la performance.
Ces performances-là servent les dividendes, la rentabilité qui exigent des plans sociaux,(en clair des mises à la porte!), des délocalisations. C'est à dire des fermetures sauvages et brutales d'entreprises jugées insuffisamment rentables, avec leur cohorte de vies saccagées et de désespoir pour tous ceux qui n'ont pas la «chance» d'être nés du bon côté!
Ce sont les mêmes qui donnent des leçons à ceux qui «ne veulent pas se lever tôt pour aller travailler» et qui refusent l'augmentation du SMIC à un niveau correct. Ce sont les mêmes qui s'attaquent à nos acquis comme le droit à la retraite sous prétexte que les caisses sont vides. Ce sont les mêmes qui désorganisent les services publics par l'irruption des précaires ou des contractuels dans l'Éducation Nationale, La Poste, les services de santé... avec ce que cela comporte comme risque de services «mal rendus» pour cause d'incompétence liée au manque de formation ou d'emplois au rabais.
Travailler plus, pour gagner plus, qu'ils disent! et en plus, ils nous culpabilisent. Ils nous font sentir que nous n'aimons pas l'effort, et que vraiment, ce n'est pas raisonnable!
Douze mois après l'élection du Président du pouvoir d'achat, le compte n'y est pas, loin de là. Les seules mesures prises par ce gouvernement, piloté par les grands patrons, l'ont été au bénéfice, sans jeu de mots, des plus riches. Pourquoi?
Il faut dire la vérité sur l'argent, ce dieu qui mène ce monde inégalitaire qui est le nôtre. Ce sont toujours les mêmes qui créent les richesses, par leur travail et leurs réflexions, mais ce sont d'autres, infiniment moins nombreux, qui bâtissent leurs fortunes, leur puissance sur ce travail que l'immensité du peuple a créé.
Selon Marx, cette société, c'est le règne du renard dans le poulailler. Ce qui signifie que le plus puissant absorbe le plus faible. Il doit donc mobiliser ressources et capitaux pour étouffer le ou les rivaux, dans le but de rester le seul en course. C 'est cela, la mondialisation à la sauce capitaliste et le FMI (Fonds Monétaire International, patronné par le socialiste Dominique Strauss-Kahn) en est le bras armé! Pour faire grossir son capital, l'actionnaire doit peser sur les salaires, organiser les hausses de prix (l'essence, par exemple), contrôler les matières premières (la guerre en Irak!), détruire l'adversaire (absorption d'entreprises), piller les services publics, jugés non rentables et dangereux pour ce qu'ils détiennent d'emplois protégés par un statut, donc non flexibles...
Ce système n'a pas besoin de lois pour cela, car c'est lui la loi. Moins de législation sociale implique moins d'entraves à la rentabilisation la plus poussée, mais aussi la destruction du Code du travail, des protections sociales et des avantages acquis, arrachés par nos luttes et celles de nos parents (36, 45, 68...).
Les services publics, pour la plus grande part issus des conquêtes qui ont suivi la Libération, sont des obstacles. Détruisons-les! Vidons-les de leur substance! On instaure des franchises médicales sous des prétextes fallacieux. On ferme des maternités, des maisons de retraite, des bureaux de poste... Rien n'est dû au hasard. Cette politique répond à des exigences dictées par le MEDEF.
Si la lutte au jour le jour contre les attaques sociales est une nécessité, soyons bien conscients que cela ne suffira pas. Seul un changement de logique, où l'argent sera mis au service des gens, et non des actionnaires, nous permettra de sortir de ce cycle infernal. Il y a encore des Bastilles à prendre.
Il y a urgence...
Posté le 03.06.2008 par bezierspcf
Texte adopté par la section de Béziers du PCF et celle du Sud Biterrois:
L’heure de vérité est arrivée. La famine menace dans les jours à avenir les populations de 40 pays. Plus de 2 milliards d’êtres humains vivent avec moins d’un Euro par jour. Les guerres du pétrole ravagent l’Irak, l’Afghanistan, la Tchetchénie, la Palestine...
Plus de 65 000 transnationales capitalistes et leurs 800 000 filiales s’affrontent dans la jungle économique, pillent sans vergogne ni état d’âme, les richesses issues du travail et de la nature, régentent le monde pour les profits de leurs dirigeants.
Les forces du capitalisme mondialisé prétendent réduire le monde à une marchandise. L’existence de la vie sur la planète est mise en cause par ce mouvement destructeur d’accumulation du capital. Sur la terre entière les partisans du capitalisme et l’ensemble de leurs alliés honteux ferment les portes de l’avenir. Il n’y aurait plus de futur commun.
En France, le pouvoir d’achat de la majorité de la population est en chute libre. En 20 ans la part des richesses stérilisées dans les profits capitalistes est passée de 40 % à plus de 50 %. Pour la première fois depuis la décennie 50 la jeunesse n’espère plus une vie meilleure que celle de ses aînés. La bourgeoisie classe dominante proclame sans fard son objectif: en finir avec toutes les solidarités construites au long de l’histoire. La contre révolution est à l’œuvre.
En France, comme dans l’ensemble des pays capitalistes développés l’abstention massive des travailleurs manuels et intellectuels, des exploités est le fait marquant de toutes les consultations électorales. Dans nos quartiers populaires elle touche de 60 à 70 % des électeurs.
De dures luttes comme contre le CPE sont parfois victorieuses mais nous ne proposons plus une perspective politique mobilisatrice, enthousiasmante. Résistance et révolte, sursauts politiques comme l’apport de gauche au succès du NON au référendum tentant d’accélérer le processus d’intégration de l’Europe capitaliste, si nécessaires, ne suffisent pas!
Pourtant, pour l’instant victorieuse, la bourgeoisie ne doit sa puissance qu’à la faiblesse des exploités. L’échec de la construction du socialisme en URSS et dans le «camp socialiste», l’incapacité à dégager une réalité autogestionnaire, à se défaire des réflexes bureaucratiques de domination et de soumission pèsent lourd.
C’est cependant à partir de la réalité française que nous pouvons retrouver le chemin des victoires politiques, modifier radicalement ce qui rend notre projet de jour en jour plus inaudible depuis quarante ans. Le courage et le dévouement des militants ne sont pas en cause. La responsabilité est dans nos choix stratégiques d’alors, véritable contre sens, dont la condamnation est aujourd’hui rendue compréhensible par l’évolution historique.
Quarante ans de prééminence donnée aux résultats électoraux immédiats, au maintien à n’importe quel prix de positions institutionnelles, démarche maintenant étendue aux scrutins organisant l’Europe capitaliste, à des abandons théoriques, politiques et idéologiques ont ramené le mouvement communiste français, PCF en particulier, au statut de copie du parti social démocrate dominant associé à tous les niveaux à la gestion des affaires du capital. La «mutation» plonge loin ses racines ! L’objectif unique d’un débouché électoral dans le cadre de l’union de la gauche est un échec, constatable et constaté par une majorité de communistes comme des citoyens.
N’étant plus contrainte sur sa gauche par un mouvement révolutionnaire puissant, la social démocratie s’effondre en Europe, patine et s’installe dans le bipartisme en France, renonce à son nom, à des objectifs autrefois proclamés.
RIEN DE TOUT CECI N'EST FATAL
L’esprit de mai 68 reste majoritaire, la révolte, la résistance aux injustices, ce qui existe encore d’organisation de classe, ce qui naît dans les luttes, reste une base solide pour relancer la perspective révolutionnaire en France et dans le monde.La permanence de l’idéal communiste est une caractéristique nationale. L’idéologie dominante ne peut complètement effacer l’expérience théorisée des exploités.
UN AUTRE PROJET POLITIQUE EST POSSIBLE.
Il faut en finir avec la confusion et l’esprit de capitulation qui règnent depuis trop longtemps dans les rang de ceux qui déclarent défendre les exploités. Seule la lutte anticapitaliste clairement définie permettra à l’ensemble des travailleurs et à la grande majorité du peuple de se rassembler et de vaincre. C’est en retrouvant les idées et connaissances construites, au cours du développement des luttes de classes, du marxisme, que le Parti communiste jouera à nouveau le rôle pour lequel il existe.
Portons toute l’attention nécessaire à l’esprit des premières lignes du Chapitre II du «Manifeste du parti communiste». Les communistes ne recherchent aucun monopole de la lutte pour la transformation de la société. Ils entendent simplement y contribuer avec tous ceux qui y ont intérêt, à égalité de devoirs et de droits, et en tirant les leçons des erreurs commises, dans la fraternité si chère au cœur des travailleurs et de tous ceux qui portent haut le rêve de la justice sociale.
Il n’y a pas de mystère de la mondialisation et de la globalisation: seule la concentration capitaliste supranationale et le gigantisme des fortunes privées portent toute la responsabilité de la fracture sociale. L’affrontement dans la «jungle de la guerre économique» pour «conquérir des parts de marché» organise le pillage. Ce sont elles qui détruisent de plus en plus l’économie notamment par les OPA, les restructurations, les délocalisations et l’investissement non productif. Avec leurs valets dans les gouvernements et les institutions européennes et mondiales, elles sont responsables. C’est cette force capitaliste supranationale qui détruit les potentialités de chaque homme, de chaque nation, de chaque civilisation. Aujourd’hui tous les peuples de la planète peuvent concevoir et réaliser un développement matériel et culturel extraordinaire grâce à l’accumulation des connaissances humaines, à la réduction des gaspillages et des pollutions, à la révolution informatique qui n’en est qu’à ses débuts.
L'OBSTACLE PEUT ÊTRE FRANCHI
Le naufrage de la pensée capitaliste comme celui de la pensée social démocrate est patent. Dans un combat de plus d‘un siècle l’opposant au marxisme cette dernière n’a cessé de prédire que la paix sociale descendrait sur terre par la concentration capitaliste et que le «socialisme» surviendrait de lui même. Le contraire s’est produit.
Nous devons en tenir compte pour trouver la voie de la libération de l’exploitation capitaliste. Les travailleurs et la grande majorité du peuple ont besoin de la souveraineté sur l’outil de travail, d’une mobilisation autogestionnaire autour d‘objectifs conduisant à la libération de la servitude fruit de la société capitaliste et son remplacement par une société autogestionnaire qui seule permettra l’épanouissement social et culturel de l’homme vers le communisme.
Au moment où le sentiment de défaite demeure difficile à supporter nous réaffirmons notre confiance en l’avenir et dans les capacités combatives que recèlent les forces unies des travailleurs et des peuples.
IL N'Y A PAS DE FORTERESSE IMPRENABLE
Reprenons le cours du savoir partagé entre tous: économique, politique, historique, la philosophie matérialiste n’a pas fini de fonder notre engagement. Reprenons le cours de la construction quotidienne du Parti de classe et de masse dont ont besoin les exploités face au capitalisme mortifère.
L’ensemble du salariat, donc 95 % du peuple ont besoin d’une organisation au plus près de leur vie, de leur travail, dans le quartier, à l’entreprise, consacrée à l’action politique libératrice de l’idéologie dominante aidant chacun à prendre conscience des antagonismes profonds, irréductibles qui existent entre les détenteurs du capital, dont le but est le profit immédiat maximum, et ceux qui n’ont pour richesse que la vente de leur force de travail.
La peur de la vérité, c’est le renoncement à la révolution. La révolution sera un passage décisif pour l’accès de la majorité aux pouvoirs et aux connaissances nécessaires au devenir autogestionnaire de l’humanité.
Nous appelons tous les communistes de cœur et de raison à se rassembler, à débattre et à décider eux même de l’avenir du communisme et de leur Parti. Ceux qui prédisent sa fin en seront pour leurs frais comme depuis 1848, comme depuis 140 ans.
UN PARTI COMMUNISTE DE MASSE ET DE CLASSE EST NÉCESSAIRE AUX SALARIÉS FRANÇAIS.
Posté le 29.05.2008 par bezierspcf
Appel des élus, des postiers, et de la population issu de la réunion de Cazouls lès Béziers du 15 mai 2008,
auquel se joignent la section de Béziers du PCF et les sections du PCF du Sud et Ouest Biterrois...
MANIFESTATION D'UNITÉ À BÉZIERS SAMEDI 7 JUIN
à 15 h 15 devant le Théâtre municipal
Le 15 mai à Cazouls nous nous sommes réunis, postiers, avec nos organisations syndicales, élus, membres du comité pour le rétablissement des bureaux de poste de monopole public et la population.
Qu'avons-nous entendu? Les facteurs de Cazouls et de Capestang en lutte contre le projet de restructuration de leurs bureaux de poste :
"Nous ne voulons pas que la distribution du courrier quitte Cazouls pour intégrer le bureau de Capestang. Malgré les dénégations de la direction de la Poste, beaucoup se posent la question du devenir d'un bureau de poste à moyenne échéance quand la distribution est partie."
"Nous estimons que le travail effectué par les facteurs au service de la population dans le cadre du service public n'est pas reconnu à sa juste valeur. La charge de travail de certaines tournées de distribution du courrier est sous-évaluée."
"Nous voulons que les heures effectuées après l'heure théorique de fin de tournée soient reconnues et payées, mais non obligatoires conformément au code du travail".
Les différentes directives européennes de liquidation du monopole publique du courrier emmènent la direction de la Poste à gagner de la productivité sur tous les plans. Les fermetures de " petits " bureaux, la transformation de bureaux de poste de plein exercice en agences postales, comme le regroupement forcené des tournées de distribution du courrier en grands centres de distribution; voilà les conséquences de la politique européenne de liquidation de la Poste. C'est ainsi que le gouvernement s'apprête à appliquer la dernière directive européenne, liquidant le monopole pour les lettres de moins de 50 grammes, donc liquidant la péréquation tarifaire (prix du timbre), qui conditionne l'existence des bureaux encore en place.
Alors que la volonté de défendre les bureaux de poste est présente partout, la marche à la liquidation de ces derniers continue. A Roquebrun, Autignac, Puimisson, Pouzolles, Avène, les bureaux de poste sont menacés de transformation en agence communale.
Comment faut-il le comprendre, en regard de nos revendications quant à la défense du statut des postiers et des bureaux de postes de plein exercice? C'est pourquoi nous appelons la population, les élus, les postiers et toutes les organisations qui se réclament de la défense des intérêts de la population a une manifestation le samedi 7 juin à 15H15 devant le théâtre de Béziers. Nous irons ensuite a la sous-préfecture pour y déposer une motion adressée au Président de la République pour dire, avec les élus, le comité de défense, la population, les postiers avec leurs organisations, tous unis derrière nos revendications :
- Non à la restructuration des centres de distributions, non à "facteur d'avenir"!
- Pour la défense du statut des postiers!
- Pour le maintien de tous les bureaux de poste!
- Pour l'abrogation des directives européennes n° 97/60 CE et 2002/39/CE - NON par avance à l'application de la directive postale annoncée visant à livrer à la concurrence le courrier de 50 grammes et moins.
- Pour le rétablissement du monopole public d'Etat permettant de réinstaller partout où les communes en font la demande les bureaux de postes avec les fonctionnaires nécessaires garants de l'existence de ce service public.
Contact:launais.maryse@neuf,fr tel:0682081983 route de laurenque 34460 Roquebrun
Posté le 28.05.2008 par bezierspcf
Voilà les points principaux sur lesquels est intervenus Aimé Couquet, élu de la liste BÉZIERS: LISTE UNITAIRE, COMMUNISTE,100% A GAUCHE ET SOLIDAIRE » et qui méritent attention.
1°- sur deux décisions du Maire, l'une concernant le contentieux pendant en Cour de Cassation au sujet du Plan de Renouvellement Urbain de La Devèze et l'ordonnance du juge d'expropriation, ville de Béziers contre la SCI ASFAYA; l'autre concernant le contentieux de la même SCI contre la déclaration d'utilité publique. Recours en annulation d'un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique et cessible le projet de démolition et reconstruction du centre commercial Frédéric Mistral (T.A. de Montpellier).
Aimé Couquet en a profité pour glisser une question hors sujet sur l'avenir de l'ASB Rugby compte tenu des déclarations (?) du président du club et propriétaire de la SAS ASB Rugby Nicollin. Le maire a répondu ne pas avoir d'indications précises (voir à ce sujet le Midi-Libre du 27.05.08)
2°- La question N°3 portant sur l'objectif triennal de réalisation de logements locatifs sociaux sur la période 2008-2010 a permis à Aimé Couquet de faire des remarques : en résumé, il a fallu que ce soit le préfet qui demande au maire, par lettre du 25.02.08, de respecter les lois SRU et ENL et l'article L.302-8 du code de la construction et de l'habitation. Pour cela, il convient que la commune de Béziers remplisse l'obligation d'atteindre à terme le taux de 20% logements locatifs sociaux, c'est à dire les 263 logements manquants. A. Couquet a indiqué que même ce rattrapage ne permettrait pas de faire face aux 2.000 demandes en souffrance.
3°- ZAC du quartier de l'Hours : Dans le cadre de cette ZAC, la SEBLI qui est concessionnaire de l'opération argue de l'avancement du chantier pour demander à la commune une nouvelle avance remboursable, soit 4.500.000 euros pour lui permettre d'intégrer temporairement des opérations privées, notamment la construction de bureaux. En réalité, dans le compte-rendu de la SEBLI à la collectivité, on peut lire en page 12, en tout petit, la SEBLI bénéficiait d'une ligne de crédit contractée auprès du Crédit Agricole de 3.500.000 euros, "Compte tenu de la situation actuelle du marché financier international (conséquence des "subprime") les établissements bancaires affichent une grande prudence voire écartent ce type de financement". C'est savoureux ! Mais ça l'est moins quand Couderc prend la décision de faire prendre le risque par l'argent des contribuables ! Il applique ce qui se fait au plan national, "les risques au public, les profits au privé!" Notre élu a voté contre!
4°- La désignation des membres de la Commission Consultative des Services Publics Locaux de laquelle Aimé Couquet est exclu, sous-couvert de représentation proportionnelle (*), lui a permis de revenir sur le sort qu'essaye de lui faire subir Couderc mais aussi le front national, ce qui ne surprend pas, mais aussi les représentants de la liste socialiste, en l'éliminant le plus possible des lieux de débats. Aimé Couquet a aussi indiqué qu'ils n'avaient pas le droit en s'appuyant sur la constitution de groupes politiques (alors qu'ils ne sont obligatoires que dans les communes de plus de 100.000 habitants) de limiter le temps de parole au conseil municipal. Le débat qui a suivi a été rude .
5°- Mesures de carte scolaire : Aimé Couquet s'est élevé contre la fermeture de la classe d'adaptation à l'école élémentaire des Oliviers et la fermeture du poste d'animateur ZEP de la maternelle des Tamaris. Il a été le seul a ne pas adopter les mesures proposées. Il y avait aussi des créations de postes. Cette question lui a permis de revenir sur le service minimum organisé par la mairie pendant les grèves d'enseignants du primaire. Il a aussi demandé les chiffres d'enfants accueillis. Il y en a très peu. Quel est le coût supporté par la commune. Ce n'est pas le souci de Couderc qui se félicite qu'une nouvelle loi soit mise en place à ce sujet.
6°- Site de Bayssan - la construction d'un complexe sportif a entraîné un débat sur la construction d'un nouveau lycée public à Béziers. En effet, Jean-Michel Duplaa (PS) a entamé une polémique sur le futur développement de la carrière voisine de l'opération et du futur parc technologique en indiquant que dans ces conditions le conseil général ne participerait pas au financement des voies et réseaux. Une fois de plus quand on approche de la mise en oeuvre de la réalisation du lycée la polémique est relancée, tour à tour soit par le département, soit la région ou la commune. Aimé Couquet est intervenu pour dire le ras le bol des élèves, de leurs parents et des enseignants devant ces atermoiements et cette cuisine électorale. Il n'y a plus de temps à perdre ! Cela fait près de 20 ans !
(*): PRÉCISION SUR LA COMPOSITION DU CONSEIL MUNICIPAL DE BÉZIERS:
Compte tenu du système électoral (scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire), il faut à Béziers pour avoir:
1 élu de la liste PCF-LCR, il faut 1.683 voix,
1 élu de la liste UMP Couderc, il faut 345 voix,
1 élu de la liste Front National, il faut 922 voix,
1 élu de la liste Socialiste Duplaa, il faut 1.042 voix.
Pour tenir compte de la représentation au sein des instances du conseil municipal, en démocratie, cela mérite que l'on réfléchisse à cette situation.
Posté le 23.05.2008 par bezierspcf
L'article ci dessus, paru dans l'hérault du Jour du 22 mai, m'amène à donner quelques réflexions :
1°) comment le "collectif exécutif" peut'il donner un point de vue sur les prochaines élections sénatoriales alors que le conseil départemental n'a pas été saisi de cette question?
2°) l'action départementale des dirigeants du parti ne tourne-t-elle qu'autour des problèmes électoraux?
3°) n'y a t-il pas mieux à faire actuellement : préparation du congrès, organisation du parti, luttes sociales et politiques?
Puisque "l'intérêt des gens passe avant les histoires de boutique", ce n'est pas dans une union béate que nous serons capable de battre les forces du capitalisme. La question n'est pas avec ou contre le parti socialiste, MAIS,AVOIR UNE POLITIQUE AUTONOME, CAPABLE DE FAIRE L'UNITÉ SUR D'AUTRES BASES QUE CELLES IMPOSÉES ACTUELLEMENT PAR LE PARTI SOCIALISTE. Le problème est: avons nous les moyens de changer, est-il possible de le faire grâce à la mobilisation populaire? Je ne suis pas contre l'unité, l'isolement pour l'isolement, je suis pour donner un autre contenu à l'unité, au rassemblement et c'est pour cela d'ailleurs que nous avons besoin d'un véritable Parti communiste.
Par exemple, nous devons être clairs sur les moyens de la transformation de la société, revoir la question des nationalisations, la transformation des institutions, recouvrer la souveraineté nationale notamment dans le secteur financier. Cela est d'autant plus important que le capital traverse une crise telle qu'il est lui-même contraint de faire appel au financement de l'Etat pour éponger ses pertes sans baisser ses profits.
Ce n'est pas en avançant des idées technocratiques proches de celles du PS que nous pourrons obtenir l'appui des travailleurs et des usagers des secteurs concernés...
Aimé COUQUET (membre du secrétariat de la section de Béziers du PCF)