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BÉZIERS: CONSEIL MUNICIPAL du 21 SEPTEMBRE 2009

Publié le 25/09/2009 à 10:15 par bezierspcf Tags : cameron impots fonciers taxes

 

Compte rendu succinct des principales interventions d'Aimé COUQUET, Conseiller municipal de la liste Communiste, 100% à gauche et citoyens, au cours de cette séance:

 

1° - LES TAXES FONCIÈRES

Aimé COUQUET profite d'une question inscrite à l'ordre du jour portant sur la taxe foncière sur les propriétés non bâties pour dénoncer l'augmentation importante et injustifiée de l'impôt local : taxe foncière pour 2009, non seulement grâce à Couderc mais aussi au Conseil Général et au Conseil Régional. Le contribuable biterrois est en train de recevoir les avis d'imposition.

Aimé COUQUET prend l'exemple sur sa feuille d'impôt. En 2008, il y avait quatre colonnes: la commune, le département, la Région et la taxe d'ordures ménagères que perçoit la commune. Cette année, il y a six colonnes, les quatre précédentes auxquelles s'ajoutent deux nouvelles: l'inter-communalité, lire Communauté d'Agglomération, et la taxe spéciale d'équipement que perçoit l'office foncier de la Région. En ce qui concerne la ville, si l'on ajoute les colonnes commune et communauté d'agglomération cela représente une augmentation par rapport à 2008 de 12%. Les prévisions d'Aimé COUQUET, lors du débat d'orientation budgétaire, étaient malheureusement avérées. La note est salée !

Le Conseil Général n'est pas en reste puisque son impôt augmente de 7,55% et le Conseil Régional de 3,92% auquel il faut ajouter le montant de la taxe spéciale d'équipement nouvellement instaurée. Dans ce domaine, l'imagination n'a pas de limite! A. COUQUET rappelle que la Région a aussi comme ressource fiscale la TIPP sur les carburants. La majorité PS, PCF, Verts et Radicaux de gauche du Conseil Régional a voté la part maximale autorisée, soit 1.77 centimes par litre de super et 1.15 par litre de gasoil qui s'ajoutent aux autres taxes de l'Etat. Chaque fois que vous faites votre plein, vous payez des impôts à l'Etat mais aussi à la Région.

Il ajoute que par rapport au Conseil Régional, en prenant pour référence l'année 2004, dernier budget qui n'a pas été voté par la nouvelle majorité d'union de la gauche régionale, les impôts régionaux ont augmenté en ce qui concerne la taxe foncière de 152%. Tout ceci est le résultat de gestions qui ne résistent pas aux diktats de Paris et de Bruxelles. C'est la même politique qui est appliquée.

 

2° - CONSTITUTION DE PROVISIONS BUDGÉTAIRES

En novembre 2008, au cours du débat d'orientation budgétaire, R. Couderc avait juré «ses grands dieux» qu'il n'avait souscrit aucun emprunt à risques que l'on appelle des «produits structurés. Quel menteur! Le rapport présenté à l'ordre du jour n°5 «Constitution de provisions budgétaires» au delà des provisions nécessaires aux garanties d'emprunts indique, je cite : «En 2009, en compléments des garanties d'emprunts, il conviendrait de constituer une provision pour risque de taux, plus précisément pour les produits structurés contractés par la ville. Le montant de cette provision s'élève à 250 000 euros». Sans commentaire! Toutefois, Aimé COUQUET ajoute que la somme de 250 000 euros ne correspond pas du tout, aux risques encourus. Il y aurait environ 25 à 30 millions d'euros de produits structurés contractés par Couderc.


3° - MARCHÉS PUBLICS – CLAUSES RELATIVES AUX AVANCES

Encore une mauvaise mesure qui s'appuie sur l'effet psychologique de «la crise» pour permettre une fois de plus aux entreprises privées de percevoir des fonds publics. Depuis décembre 2008, l'Etat permet aux collectivités territoriales qui le décident d'effectuer « le versement d'avances de 20% dans le cadre des marchés publics dès que le montant du marché est supérieur à 20.000 euros HT.». Couderc propose d'appliquer cette mesure aux marchés publics de la ville. Ce sont encore les grosses entreprises qui n'en ont pas besoin qui vont en profiter. Aimé COUQUET s'est élevé contre ces dispositions mais a été le seul à ne pas adopter cette délibération.

 

4° - PLAN DE RENOUVELLEMENT URBAIN DE LA DEVÈZE

Aimé COUQUET, une fois de plus, demande au Maire de nous préciser la situation des expropriations du centre commercial Frédéric Mistral de La Devèze. Ce sont plus de deux ans de retard pour l'indemnisation ou le relogement des petits commerces existants. On a l'impression que la municipalité avance à reculons sur ce dossier. Gérard Niel, conseiller municipal délégué avait promis au cours de la séance de juillet 2009 de réunir les commerçants avant la fin juillet. Il n'y a pas eu de suite. Par presse interposée, il a fait savoir qu'il allait réunir les intéressés avant la fin septembre. En cours de séance, volte-face, le Maire indique « il n'y a aucune raison de les réunir, nous n'avons rien à leur annoncer ». Le Maire laisse pourrir la situation ! Dans quel intérêt ?

 

5° - VOEU CONCERNANT LA SITUATION DE L'EMPLOI À LA CAMERON

Le vendredi 17 septembre, conformément au règlement intérieur du conseil municipal, Aimé COUQUET avait transmis au Maire par courrier électronique une proposition de voeu demandant à la direction de la Cameron de ne pas procéder à des licenciements puisque la situation financière de l'entreprise ne le justifie pas. Son voeu a été accepté par la conférence des présidents de groupes pour être inscrit à l'ordre du jour du conseil municipal. En même temps, Il était informé qu'il était en concurrence avec un voeu présenté par le Maire. Vous vous rappelez que ce dernier, interrogé par la presse lors de la première annonce publique des licenciements, avait trouvé la situation « normale et non inquiétante ». Alors que le voeu du conseiller communiste, le plus soft possible, concluait en demandant à la direction « de ne pas donner suite à ses prévisions de licenciements », celui du Maire demandait «à la direction de l'entreprise Cameron de prendre en considération avec une attention soutenue les conséquences des suppressions d'emplois pour notre région en les limitant aux nécessités de la survie économique de l'entreprise». Vous saisissez la différence!

Curieusement, le même jour où Aimé COUQUET envoyait sa proposition de voeu à la mairie, Gérard Colom, directeur de la Cameron, écrivait à Raymond Couderc, Sénateur-Maire de Béziers une lettre réceptionnée le 18 septembre. Y aurait-il eu une sollicitation ? Le Maire a fait distribuer une copie de la lettre en séance, cinq minutes avant le débat sur les deux voeux. Cette missive avait certainement pour but de donner des éléments notamment en appelant les employés « à une certaine sérénité dans le climat social » pour lui permettre de licencier dans le calme et appelant « aux départs volontaires ». Couderc, une fois de plus a choisi son camp : celui du grand patronat.

Aimé COUQUET a présenté son voeu. Couderc le sien. Après un débat qu'il a écourté, prenant prétexte d'une provocation verbale, c 'est sa version, de JM. Duplaa. Il a organisé un vote à mains levées sans respecter le contenu de la réglementation qu'il a mise en place, notamment l'article 19 du règlement intérieur du conseil municipal. Le voeu présenté par Aimé Couquet a obtenu 7 voix (les élus du groupe socialiste ont voté pour), le voeu présenté par Raymond Couderc a obtenu 38 voix(les voix de la majorité de droite). Dans le cafouillage les élus du Front National n'ont pas pu s'exprimer, sinon par la voix de leur chef de groupe qui s'égosillait en disant que le Maire ne tenait pas compte de leur vote. En effet, le Maire a simplement soumis les deux voeux séparément à la même question « êtes vous pour ? » avec le résultat ci-dessus. Encore un débat municipal à inscrire dans les annales !



TRACT CAMERON: NON AUX LICENCIEMENTS!

Publié le 19/09/2009 à 13:37 par bezierspcf Tags : tract cameron licenciements chomage

mardi 22 septembre midi rassemblement devant l'usine de la Cameron


 

500 nouvelles familles privées en Biterrois de la ressource de leur salaire, c’est humainement insupportable, industriellement liquidateur !

500 suppressions d’emplois dans cette entreprise phare du Biterrois (CDI, temporaires et sous traitants) chiffre donné par le président patronal de la Chambre de Commerce et d’Industrie ce n’est plus l’affaire individuelle de chaque salarié de La Cameron, c’est l’affaire de tous les Biterrois. L’avenir industriel du Biterrois est en jeu. Celui des sous-traitants directement : Chromelec, Criballet, Mecanic Sud, Mediaco, MCT… mais aussi un grand nombre d’entreprises de services et l’emploi des services publics…


Comme ailleurs, ne laissons pas les salariés, ouvriers, employés et cadres, seuls face au patronat et aux actionnaires. Ils ont besoin de notre solidarité. Cette présence des citoyens autour des salariés des entreprises en lutte (dépot SNCF, La Poste, l'Éducation Nationale...) pour défendre tous les emplois est une condition majeure de la réussite des luttes. L’expérience de toutes les luttes récentes dans la France en crise le montre. En les soutenant nous protégerons aussi nos emplois dans Béziers et tout le bassin d’emploi.

Les faits sont là. Les patrons et les actionnaires de la Cameron licencient à Béziers pour faire encore plus de profits.


Cette multinationale américaine emploie 700 salariés sur son site français de Béziers (17.000 dans le monde). Son activité est l’équipement des forages pétroliers et gaziers. Cameron – France – SAS vient d’annoncer un plan de suppression de 142 emplois (CDI) à Béziers, 500 en comptant les CDD et les sous-traitants, selon le président de la Chambre de Commerce.


Pourtant les profits des actionnaires sont fabuleux:

  • 95 millions d’euros de dividendes distribués  en 2008,

  • Chaque salarié a produit 60.000 euros de bénéfice à Béziers,

  • 125 millions d’euros ont été transférés à la filiale luxembourgeoise du groupe Cameron,

  • 1,6 milliard d’euros est disponible dans la caisse de l’entité mondiale Cameron.

Elle a en plus encaissé:

  • 275.000 euros de l'Etat,

  • 91.700 euros de la Région Languedoc-Roussillon,

  • 91.650 euros du Conseil Général de l'Hérault,

  • 91.650 euros de la Communauté d'agglomération Béziers-Méditerranée,

soit au total 550.000 euros de fonds publics, versés sous forme de subventions directes ces deux dernières années en contrepartie de créations d'emplois «durables»!


Alors pourquoi ces licenciements ?

Un procès-verbal de la réunion du Comité d’Entreprise, tenue le 28 juillet 2009, a été affiché et lu par tous les salariés de la Cameron. Ils y ont trouvé la justification des licenciements par le direc­teur M. Collomb. Il présente le prévisionnel des résultats pour 2010-2011 en faisant une projec­tion avec la mise en place de ce qu’il appelle, «Plan de Sauvegarde de l’Emploi» alors que ce n’est qu’un plan de licenciements! Voilà, abruptement, ce qui est écrit : sans «Plan de Sauvegarde de l’Emploi» (lire sans licencie­ment), l’entreprise générera : 31 millions d’euros de bénéfice, (lire: 31 millions d’euros de profits réalisés sur le travail des salariés de la Cameron et des sous traitants) seront distribués aux capita­listes. Avec un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (licenciements), l’entreprise produira 63 millions d’euros de bénéfice. C’est simple, clair et scandaleux !

Une partie de la production a déjà été délocalisée en Roumanie et en Italie. Des informations in­quiétantes font état du départ d’une partie des cadres et ingénieurs, « la matière grise » de l’usine de la plaine Saint-Pierre. Il y aurait-il à la suite de cette première vague de licenciements une délo­calisation de l’entreprise ?

La lutte sera longue nous le savons. Elle est l’affaire de tous les Biterrois.


Ne manquons pas ce rendez vous à l'appel notamment de la CGT, auquel la section du Parti Communiste de Béziers s'associe: mardi 22 septembre à midi à la Plaine Saint Pierre, avenue Joseph Lazare devant l’entreprise.


Tous les salariés et citoyens du Biterrois sont appelés à y participer pour mettre fin aux politiques de casses patronales et gouvernementales: Cameron, dépôt SNCF et Fret de Béziers (300 emplois menacés) La Poste, la CPAM, Éducation Nationale...

Pour s’y rendre : à partir de la gare ou du carrefour de l'Hours passer sous le Pont noir vers le stade de Sauclières et suivre le fléchage Cameron. Continuer après les «têtes de puits et des vannes» ornant un carrefour giratoire.


La section de Béziers du PCF 2, rue Voltaire 16/09/2009

FÊTE DE L'HUMANITÉ: UN DÉBAT COMMUNISTE...

Publié le 17/09/2009 à 18:14 par bezierspcf Tags : communiste débat réseau

« Faire vivre et renforcer le PCF »sur le stand de la Haute Saône, FETE DE L'HUMANITÉ 13 septembre 2009

Ceci est un compte rendu personnel qui n’a pas l’ambition de rappeler tout ce qui a été dit, mais simplement de rapporter ce dont je me souviens et qui m’a paru important (en cas d'oubli on peut poster un commentaire sous cet article).

Le débat proposé par le réseau «Faire vivre et renforcer le PCF» sur les 4 pages distribuées dans les allées de la fête de l’Humanité s’est déroulé dimanche 13 septembre au stand de la fédération de Haute Saône. Il a réuni une cinquantaine de participants, et consisté en un échange de points de vue informel qui a duré environ deux heures, qui n’a pas débouché sur des décisions concrètes, mais où l’ambiance était détendue et optimiste.

Le débat a été ouvert par Frédéric Bernabé, le secrétaire fédéral de Haute Saône et membre du CN, qui s’est félicité du rapport de force national dans le parti qu’il situe à 50/50, qui a ironisé sur la « ligne nationale locale aux régionales» qui allait sortir des débats du CN, et mis en garde contre le risque de détournement électoraliste par la préparation des régionales dans le contexte des luttes qui se multiplient pour défendre l’emploi dans l’industrie. Il a aussi évoqué le passage d’Alain Bocquet sur le stand pour présenter son livre. Pierre Martin (PCF 94) est intervenu alors pour indiquer la nécessité de proposer une réponse à la « taxe carbone » et d’avoir un discours pertinent sur les questions écologiques. Charles Hoareau (syndicaliste CGT connu par les luttes à Marseille) a rappelé la longue histoire de la résistance à la mutation, depuis l’appel  « prenons nos  responsabilités », à laquelle il a pris part avant de quitter le parti, et regretté les difficultés pour coopérer entre communistes dans ou hors du parti, depuis l’appel de Vénissieux de 2007.

Pierre Olivier Poyard, syndicaliste étudiant, a évoqué avec gravité et émotion les difficultés des camarades proches du réseau lorsqu’ils sont isolés dans les sections et les fédérations, et se retrouvent parfois évincés des responsabilités ou carrément du parti, et a demandé de la part du réseau un appui plus concret. Il voudrait qu’il y ait une démarche claire de reconquête, faute de quoi beaucoup de camarades épuisés vont renoncer à la lutte interne. Dominique Negri (Saint Martin d'Hères, 38, CN du PCF) considère que le développement des organisations de base est le vrai remède à l’électoralisme, et Laurent Santoire (La Courneuve, conseiller municipal, coordination nationale du réseau), répondant à Charles Hoareau rappelé le chemin parcouru depuis Vénissieux, l’acquis que constitue l’existence du réseau. II a proposé que le réseau appuie partout les communistes favorables à des listes communes élargies. En évoquant le passage d’Alain Bocquet sur le stand, il a indiqué la nécessité de resserrer les liens avec les communistes du Nord-Pas de Calais, centre de gravité des soutiens au texte 3, et sans lesquels le réseau n’aurait aucun représentant au CN.

Gilles Gourlot (Paris 20, CD fédération de Paris), répondant à P.O. Poyard a rappelé qu’il y a beaucoup plus de communistes « dehors que dedans » et que le réseau doit garder le contact avec eux. Floriane Benoit (Fontaines, 38, CN du PCF), se félicite de la présence de Charles Hoareau, et pour elle il faut continuer à rassembler. Le badge est très populaire parmi les jeunes. Il est possible de créer partout des cellules sur la base de nos idées.

Pierre Alain Millet (Vénissieux) : on bute sur les mêmes difficultés depuis 15 ans que l’on lutte contre la liquidation, mais on est en train de contourner l’obstacle, les éléments d’unité sont plus forts. Il faut maintenant passer aux questions concrètes, avoir des outils pour procéder à l’élargissement, et organiser des formations ouvertes comme à Saint Chinian. Les communistes doivent accepter leur diversité. Il ne faut pas sous-estimer le piège du Front de Gauche, qui risque de passer pour un recours meilleur que l’alliance socialiste pour beaucoup de camarades pourtant sur nos bases. Il faudrait que le réseau travaille à une position commune sur les régionales, fasse mieux connaitre sa position critique de l’Europe et de l’Otan, et recherche aussi des outils sur les questions d’environnement, qu’il fasse vivre la coordination des 21 désignée à Malakoff, et développe un organe d’expression commune.

Marie Christine Burricand (Vénissieux, conseiller général, CN du PCF): La question du parti, du renforcement du parti, est posée avec force dans les allées de la fête, le badge fait de l’effet. Il faudra prendre un moment de réflexion théorique pour interroger les limites d’une stratégie purement électorale de prise du pourvoir. Sur les élus, ils ont été une force du parti, il ne faut pas basculer dans un discours anti-élus, aujourd’hui les élus sont livrés à eux-mêmes, et dérivent vers une gestion  au jour le jour, faute de ligne claire du parti. Les élections sont un moment indispensable d’évaluation de l’influence des idées révolutionnaires dans le pays. Répondant à Charles Hoareau, la difficulté vient de ce que les communistes « intérieurs » sont occupés par l’agenda interne (congrès, etc.) ce qui n’intéresse plus du tout ceux que se retrouvent à l’extérieur, et qui provoque décalage et  malentendus.

Corinne Bécourt (Saint Quentin 02, CN du PCF) : la question « dedans dehors » est tranché depuis la réunion de Malakoff, le réseau n’est pas une tendance, sur les régions il faut voir comment être utile aux gens. Un camarade de la CGT, et de la section de Saint Martin d’Hères, (38) a déclaré qu’il fallait être au contact le plus proche des luttes et des travailleurs, la faucille et le marteau sont perçus positivement par les travailleurs. Il faut continuer les formations qui véhiculent les valeurs communistes, et qui raniment l’esprit révolutionnaire dans le parti. Il faut prendre l'ascendant sur la base d’idées, se réapproprier le parti sur la base des idées de lutte des classes.

Pasquale Noizet (Paris 20, CN du PCF) rappelle que les membres du réseau au CN sont élus sur la liste d’André Gerin : on se bat au niveau du CN, c’est difficile mais on commence à se faire respecter, le réseau est essentiel pour y faire entendre la base qui est en souffrance et qui se tait. Il faut regagner les légitimistes, ceux pour qui le parti est trop mou, et faire adhérer les jeunes sur la base de nos idées et symboles. Le réseau est attractif pour eux, parce que plus radical que la direction actuelle, il permet d’enrayer l’effacement du communisme. Il faut faire avancer l’organisation du réseau, dans le domaine pécuniaire, développer la formation, intervenir aussi dans le débat sur le rôle des syndicats, soutenir les syndicalistes comme Xavier Mathieu dans l’organisation des luttes et montrer notre solidarité avec les travailleurs et les chômeurs !

Aurélien Valeau (92), réagissant à Pierre-Oliver, confirme la nécessité de préparer le congrès pour renforcer le réseau, sinon il risque d’être neutralisé localement avant qu’il ait lieu. Il faut une lutte plus politique, marcher sur deux jambes, et au fond viser non à être une tendance mais à « être le parti ».

Benjamin Landais (Paris 5), le réseau FVR-PCF doit en fait viser à faire ce que devrait faire le parti tout entier, et comme ça se multiplieront les retours, non les retours de militants idéologiques influencés par des groupes extérieurs mais des militants efficaces attirés par l’exemple du parti tel qu’il devrait être.

Emmanuel Dang Tran (Paris 15, CN du PCF): Le débat interne externe a été tranché à Malakoff, c’est le choix du PCF qui a été fait, malgré la mutation il conserve les restes d’un parti de classe : ainsi nous n‘aurions jamais eu les forces d’organiser avec nos moyens la fête de l’Huma. La seule voie de progrès est le renforcement d’organisations de base qui vivent par la lutte, c’est ainsi que des succès ont été obtenu à l’ANE et au 34èmecongrès, et que nous pouvons être présent à la fête dans plusieurs stands. Le rôle (parfois ingrat) du réseau est de déjouer le processus de liquidation dans le FG. Il faut donc Faire vivre et renforcer le PCF dans les orgas, lancer une pétition sur La Poste au lieu du référendum de la direction et s’opposer au niveau IDF à Huchon, social libéral anticommuniste.

Un camarade de Haute Savoie a fait le tableau des nombreuses difficultés qu’il rencontre pour militer dans une fédération gérée de manière autoritaire par une équipe aux pratiques antidémocratiques.

Gilles Questiaux (Paris 20): je suis intervenu pour souligner que la « guéguerre » entre ceux qui ont quitté le parti pour construire à la place un « vrai » parti communiste et ceux qui sont restés dedans pour lutter contre la liquidation est dépassée, il faut les voir en complémentarité et non comme des choix stratégiques opposés et incompatibles, aboutissant à positionner comme ennemis des camarades dont les idées sont les mêmes sur l’essentiel. J’ai souligné aussi que la reconquête du parti devait se faire avec tact, parce que le fait qu’une orga du parti penche du coté du réseau ne signifie pas que tous ses membres sont du coup aligné sur le réseau, il faut respecter ça. J’ai aussi noté avec intérêt que Bocquet intervenait dans le débat interne du PCF, et j’ai rappelé qu’il fallait rendre hommage aux élus qui prenaient le risque de prendre position contre la criminalisation du communisme, de défendre concrètement le travailleurs en lutte, ou d’appuyer le réseau de leur notoriété, comme le fait André Gerin (député de Vénissieux, CN du PCF), qui a animé une séance de la formation de Saint Chinian.


Étaient présents aussi : Jean Claude Korde, membre de la coordination nationale du réseau, de Strasbourg, Caroline Andréani (Aubervillier, CN du PCF, Gauche Communiste), Élise et Jean Baus (secrétaire de la section du Jarnisy, 54), Éric Jalade, secrétaire fédéral du Tarn et CN du PCF, Fabien Marion (13), et de nombreux autres camarades de nombreux départements.

Gilles Questiaux (PCF Paris 20), 16 septembre 2009

PS tous les membres du CN cités comme tels figurent aussi parmi les 21 membres de la coordination nationale « Faire vivre et renforcer le PCF ».

BÉZIERS: NON AUX LICENCIEMENTS, RASSEMBLEMENT 22 SEPTEMBRE

Publié le 16/09/2009 à 15:03 par bezierspcf Tags : cameron licenciements pse petrole profits benefice dividendes

Communiqué de la section du PCF de Béziers:


 

NON AUX LICENCIEMENTS: A LA CAMERON COMME AILLEURS!


« Des dividendes distribués (95 millions d'euros), des fonds transférés à une filiale au Luxembourg (125 millions d'euros), sans oublier l'encaisse de 550.000 euros de fonds publics... et autour de 300 licenciements à Béziers (sans compter les sous-traitants), ceci dans le but d'augmenter encore plus les profits des actionnaires de cette multinationale américaine! C'est le résultat de la politique la CAMERON SAS, usine spécialisée dans la construction de matériel de forage pétrolier et gazier. C'est inacceptable!


Mardi prochain 22 septembre, les instances du personnel de la Cameron auront communication du plan de sauvegarde de l'emploi, disons plutôt du plan de licenciement. C'est la continuité programmée d'une politique patronale et gouvernementale: casse du secteur privé comme du secteur public (atelier et fret SNCF, CPAM, La Poste, Éducation Nationale...).


La section du Parti Communiste de Béziers soutient l'appel, notamment de l'Union Locale CGT de Béziers, à se rassembler mardi 22 septembre à midi devant l'usine de la Cameron* pour soutenir ses salariés et dire haut et fort: NON à la casse des emplois tant dans le privé que dans le secteur public.»


* Plaine Saint Pierre, avenue Joseph Lazare prés du canal

BÉZIERS PCF: COMITÉ de SECTION 14/09/09

Publié le 15/09/2009 à 10:02 par bezierspcf Tags : crise cameron parti chomage oas comité la poste cgt

 

 

Rapport introductif présenté par Aimé COUQUET


Dans son rapport au Conseil National du 4 septembre, Pierre Laurent dit en préambule : «La principale donnée de la situation est la confirmation du caractère extrêmement profond et durable de la crise capitaliste...» et ensuite «...nous voulons construire des rassemblements victorieux autour de véritables politiques de lutte anti-crise». Ces affirmations me font problème et je pose deux questions: Est-ce une véritable crise? Doit-on se limiter à une simple lutte anti-crise?

 

1°- Sur la crise: La situation économique et sociale est délicate. Par exemple, l’augmentation du nombre de chômeurs peut atteindre en un an 50%. Les investissements industriels sont en diminution. Le taux des faillites des PME monte en flèche. C’est l’explosion de la dette publique sur laquelle les marchés financiers spéculent. Les seuls signes de reprises concernent le rebond des marchés boursiers et le renflouement des trésoreries des groupes du CAC40, en fait c’est la relance de l’enflure financière à l’origine de ce qui est appelé la crise. Ce sont les conséquences habituelles de l’exploitation capitaliste. Pendant ce temps, on nous appelle à l’union sacrée contre la crise et depuis les années 1980, c’est à une hausse importante des profits que nous assistons. Ce n’est pas fatal.

En effet pour résumer, deux conditions ont permis la hausse du profit : la croissance de la valeur ajoutée produite (la richesse produite par le travail) et la hausse du taux de l’exploitation. C’est à dire la diminution de la part des salaires dans les richesses produites et une forte croissance des revenus du capital. Par exemple, en France : les bénéfices distribués aux propriétaires du capital représentaient en 2007 près de 26% des profits bruts contre 15% en 1993; les dividendes nets versés par les entreprises sont passés de 7% à plus de 16% dans le même temps. Il faut remarquer que malgré la baisse de la part des salaires dans le PIB, la consommation globale était quand même restée forte, grâce au crédit bancaire et à la consommation des rentiers qui jouissent de la richesse financière et immobilière.

Aujourd’hui, ce moteur de la consommation et de l’investissement par l’endettement et la richesse financière est en panne. L’économie réelle est en récession. La politique gouvernementale aggrave la situation en faisant pression sur le travail et en encourageant le capital, les profits et les rendements financiers: en agissant contre les salariés par l’adoption du travail le dimanche, le blocage du SMIC, la baisse des niveaux de protection sociale, les attaques contre les services et les emplois publics... etc; en aidant les riches par la mise en place d'un bouclier fiscal au bénéfice des nantis, la suppression de la taxe professionnelle, la proposition de la taxe carbone, nouvel impôt qui frappera surtout le porte monnaie des salariés... etc. Ce que l'on appelle la "crise" c'est bien la conséquence de la surexploitation capitaliste.

 

2°- Sur la lutte anti-crise: la crise sert à peser dans la conscience des travailleurs, les faisant douter de leur capacité à résister et à lutter mais aussi à envisager le changement de ce système dévastateur. C’est à cette réflexion que je vous engage : doit-on se limiter à une simple lutte anti-crise ou aller plus loin et inscrire dans cette lutte le changement de système économique et politique? Si nous restons dans la première hypothèse comme nous le propose notre direction nous allons retomber, immanquablement, dans les rassemblements électoralistes où une partie de ceux, les socialistes par exemple, qui portent des responsabilités dans cette situation (Europe capitaliste) viendront, une fois de plus la bouche en coeur, tirer les marrons électoraux du feu! Au contraire, profitons des nouvelles possibilités de rassemblement, à la base, pour dans la «lutte anti-crise capitaliste» porter le flambeau de la construction d’une société communiste. Voilà une grande question.

 

Regardons ce qu’a fait notre section pendant cet été et les réflexions et actions à venir.


Après le Comité de Section du 22 juin, l’assemblée générale s’est réunie le 10 juillet. Au cours de cette réunion a été adopté un appel concernant les élections régionales de mars 2010. Il faut continuer à le diffuser car c'est un texte important, la preuve le débat qu’il a provoqué au dernier Conseil Départemental. Je ne reviens pas sur son contenu mais je crois qu’il est bon de continuer a l'utiliser comme appui à la réflexion et à la bataille des régionales qui ne sera pas piquée de vers ! Voir la situation actuelle.

 

Le 5 juillet, nous avons organisé la riposte à la manifestation des nostalgiques de l'OAS. L'absence du secrétaire départemental, JL Bousquet a été très remarquée. Un manque de courage flagrant. Nous avons bien préparé et réussi les fêtes de la Féria et de La Plantade. Les chiffres vont nous être donnés par Brigitte, trésorière de la Section. La fête de rentrée politique de notre Section, La Plantade a été un véritable succès de participation : nombre de présents, de représentants, invités ou non, d’autres partis de gauche mais surtout par son public très populaire et très attentif dans les débats et les conversations particulières. Ce succès politique nous conforte dans notre action contre les liquidateurs départementaux, régionaux et nationaux de notre Parti. Il nous met en position de rassembleur pour créer un véritable mouvement porteur du changement anticapitaliste.

 

Il n’y a pas de chronologie mais pendant ce temps nous avons apporté notre soutien aux ROM par l’intermédiaire de notre participation au Collectif de soutien aux enfants de ROM. Nous avons soutenu clairement et fortement notre camarade Pierre Blondeau et les autres camarades victimes d’une véritable «chasse aux sorcières». Ils ont simplement le tort d’être communistes surtout quand ce n’est pas une simple étiquette mais des résistants agitateurs. Il y a eu aussi les journées d’études de Saint-Chinian, organisées par notre réseau «Faire vivre et renforcer le PCF», surtout par Paul, secrétaire de section. Nous y avons participé. Très intéressant et certainement bénéfique.

 

Enfin, je voudrais insister sur un point car celui-ci va nous occuper dans les prochains jours: les licenciements à la Cameron. Je vous rappelle qu’avant l’annonce des nombreux licenciements dans cette entreprise, notre section avait rencontré les représentants locaux du NPA et du POI. Il en avait découlé une conférence de presse le 25 mai au cours de laquelle nous avons, en commun, précisé notre engagement actif contre tout licenciement dans toute entreprise. Dès le début juillet, notre section a distribué aux travailleurs de la Cameron, un tract intitulé «Mais jusqu’où iront-ils ? Profits, licenciements boursiers... C’est le moment de la résistance unie». Après la réunion du Comité d'Entreprise du 28 juillet et les éléments fournis par la CGT, toute la presse a repris mon communiqué, intitulé «Aux Voleurs !» qui a fait grand bruit. Le 10 septembre, la CGT a organisé un débat sur la situation de la Cameron auquel nous avons participé. L’assemblée a proposé d’organiser une manifestation devant l’usine le mardi 22 septembre entre 12 et 14 heures, jour de réunion du CE. C’est sur ce problème des licenciements que je vous propose de travailler et de mobiliser dans les prochains jours à la lumière de l’analyse précédente sur la situation économique et politique. Nous avons aussi à aider à l'organisation de la consultation locale de type référendaire dans le cadre de la lutte contre la privatisation de La Poste et pour un service public postal, le 3 octobre.

 

J’ajoute un point complémentaire concernant la politique internationale et la paix. Il est temps de travailler aussi sur le thème de la fin de la guerre en Afghanistan notamment avec le retrait des soldats français.

 

Enfin tout cela ne peut pas bien se préparer si on ne fait pas l’effort de réunir le plus vite possible tous les adhérents du Parti. Les réunions de cellules doivent se faire rapidement avant de passer à une nouvelle assemblée générale.

NON A LA PRIVATISATION de LA POSTE: VOTONS

Publié le 14/09/2009 à 13:33 par bezierspcf Tags : privatisation referendum votation

La population doit pouvoir se prononcer sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire. Le Président de la République n’a pas répondu aux interpellations du Comité National qui l’appelle à organiser un référendum sur le service public postal.


Réuni en assemblée plénière le 6 juillet 2009, le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a choisi la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste : Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009 à Béziers comme partout!


Septembre 2008: les communistes de la section de Béziers collectent en une matinée plusiuers centaines de signatures pour un véritable service postal au services des usagers et non au service d'actionnaires...

HÉRAULT: RENCONTRES COMMUNISTES

Publié le 11/09/2009 à 10:48 par bezierspcf Tags : pcf rencontre communisme réseau marxisme

 

 

 

Du 28 au 30 août à l'initiative du Réseau "Faire vivre et renforcer le PCF", avec le soutien logistique de la section du PCF de Béziers, ont eu lieu les premières "rencontres communistes" au Centre Malibert situé sur la commune Héraultaise de Babeau-Bouldoux. Plus de 90 militants communistes, dont des dirigeants nationaux, de fédérations, de se-ctions, de cellules, d'élus locaux et nationaux étaient présents...


En voici les conclusions de Paul Barbazange, secrétaire de la section PCF de Béziers:


"Il est parfois difficile de présenter sur le vif les conclusions d’une rencontre. Cela ne sera pas le cas aujourd’hui , la profonde satisfaction marquée par tous les stagiaires au long de ces trois journées facilite ce moment. La force que nous ressentons tient à une grande diversité de points de vue, cimentée par la volonté d’utiliser, de faire vivre sur chaque question la méthode marxiste. Des questions ont été travaillées, d’autres, nombreuses, seulement effleurées. Je ne peux à cet instant les lister, cela sera une tâche collective.

 

Je resterai donc sur quelques grands aspects: cette fraternité relevée par tous tient au retour théorique et politique sur notre engagement communiste. Tout autant pour s’opposer avec vigueur à toutes les tentatives de liquidation de l’héritage par ceux qui ont cédé depuis 20 ans face à la bataille de « criminalisation de l’histoire du communisme et du mouvement ouvrier » menée par la bourgeoisie que pour proposer de formuler sur la base de 150 ans de pratique d’un marxisme vivant les propositions théoriques et politiques de demain. La composition de notre groupe a grandement facilité ce succès.

 

Nous sommes, ici, représentants de la richesse politique de ce qu’est encore le PCF. Par notre origine géographique, par la composition sociologique de notre groupe où toutes les conditions sociales sauf celle d’exploiteurs ! sont présentes de façon relativement équilibrée. Il y a parmi nous des ouvriers mais aussi un procureur de la République… à la retraite, tant pis si sa modestie en souffre, je cite ce fait, il est significatif. L’essentiel de notre richesse n’est cependant peut être pas là, mais dans la présence massive des jeunes et la qualité de leurs interventions. J’insiste, en 30 ans d’abandons politiques successifs jusqu’à l’effondrement idéologique de 1997 sous le mandat de R. Hue, la culture politique communiste à la française aurait pu être liquidée avec la disparition des militants qui avaient résisté. Les interventions de ce stage montrent que ce n’est pas le cas. Des jeunes sont déjà là porteurs du communisme de demain. A nous de savoir pratiquer efficacement « l’amalgame ».

 

Nous y avons bien travaillé ces trois jours. Sachons continuer dans nos départements nos sections, nos cellules dont la vie et souvent la reconstruction est parue si fondamentale.

Sous réserve de la poursuite de la réflexion retenons déjà trois objectifs: dans l’immédiat réussir une présence militante active à fête de l’Huma. Je ne reviendrai pas sur les divers rendez-vous d’action qui ont été proposé, la diffusion d’un tract adressé à tous les participants. Il s’agit de renforcer le PCF en faisant de nombreuses adhésions tout en faisant connaître notre Réseau. Retenons aussi la réalisation, en 2010 pour le 90ème anniversaire du PCF, d’un colloque alliant travail sur l’histoire, notre histoire… il en est grand besoin, et définition des perspectives communistes pour demain, deux combats idéologiques intimement liés. Rédiger dans le même temps un livret de soutien à la formation de base des communistes sera aussi une tâche des mois à venir : histoire, économie, philosophie, politique… cette animation ne peut se faire par le haut, c’est à la base qu’il faut reprendre la pratique de formation… le travail ne va pas manquer !

Camarades, n’oublions pas que si ce stage a eu lieu, que si ces objectifs deviennent formulables, réalistes c’est seulement parce que notre Réseau existe, vit, se développe « Faire vivre et renforcer le PCF » n’est plus un sigle pour le temps d’un congrès; c’est un lieu de rencontres et de travail dans le Parti. A la fin de nos travaux, nous avons un ou des correspondants dans 5 départements supplémentaires dont un essentiel pour la vie politique nationale du PCF les Bouches du Rhône. Des perspectives sont donc ouvertes, dans les contenus d’abord, mais aussi dans l’organisation.

 

Faisons de l’assemblée des secrétaires de cellules de décembre 2009 un grand moment. Aussi important que la précédente assemblée en 2007 quand les secrétaires de section ont bloqué la métamorphose alors planifiée par la majorité des dirigeants nationaux.

Réussissons ensuite le congrès pour qu’existe après celui-ci un Parti Communiste, de classe et de masse. Gagnons toute notre place dans chacune de ses directions du local au national. D’ici là, quelle que soit notre position, que nous dirigions une section, une fédération, une cellule ou que nous soyons encore un peu isolés au plan local agissons en dirigeants du PCF que nous sommes, responsables de la vie de l’ensemble du Parti, fermes dans leurs connaissances et leurs convictions de communistes, rassembleurs des exploités dans l’immense diversités des actes de lutte anti-capitalistes, pour gagner contre le capitalisme.

 

Merci au personnel du centre qui a grandement contribué par sa disponibilité, sa gentillesse à la réussite de nos travaux."

HÉRAULT: ST-PONS, NON A L'ÉTAT POLICIER!

Publié le 09/09/2009 à 16:50 par bezierspcf Tags : dnat liberte adn police

DIAPORAMA SUR LE RASEMBLEMENT DE SOUTIEN, prés de 250 citoyens, et la CONFÉRENCE DE PRESSE, tenus à St Pons de Thomières le 9 septembre 2009...

cliquer sur "en direct de Béziers" dans "les blogs et sites préférés" (en bas de la colonne de droite de cette page.

Des lettres anonymes, expédiées au sénateur-maire UMP de Béziers et au Président Sarkozy en passant par quelques hommes de droite, lettres accompagnées de balles de 9 m/m, ont provoquées dans l'Hérault et particulièrement à St-Pons de Thomières et ses environs la mise en garde à vue de militants communistes et autres membres d'associations démocratiques diverses. Brigade anti-terrorisme, perquisitions, fouilles minutieuses, menottes, gardes à vue, interrogatoires, relevés d'ADN, etc... n'ont rien donnés, et pour cause!. Parmi eux, pointé comme instigateur-meneur, notre camarade Pierre Blondeau, secrétaire de la cellule de St-Pons dépendante de notre section! Comme nous l'écrivions le 12 août, suite à une 1ere mise en garde à vue, dans un communiqué: "Notre camarde Pierre Blondeau, vient d’être interpellé, puis immédiatement relâché, dans l’affaire de menaces par envois de balles à des personnalités nationales et régionales. Une fois de plus, c’est aux communistes actifs dans l’affrontement de classe que s’en prend la droite pour alimenter les manœuvres visant à faire connaître Raymond Couderc au plan régional et aussi oublier l’actuelle vague de licenciements." Les communistes de la section de Béziers sont totalement solidaires des neufs citoyens injustement soupçonnés, arrêtés et heureusement relachés...

GARDES A VUE: manif à St-Pons (34)

Publié le 07/09/2009 à 18:22 par bezierspcf Tags : liberte

 

Notre camarade Pierre Blondeau de la cellule PCF Jacques Roux, section PCF de Béziers ( photo Midi libre)


La section du PCF de Béziers, suite aux GARDES À VUE à l'encontre de communistes et autres démocrates de St Pons de Thomières et des environs, appelle au



RASSEMBLEMENT de SOUTIEN et de PROTESTATION

mercredi 9 septembre à 11 heures devant la Mairie de St Pons (34)

rendez vous (co-voiturage) à 9 heures 45 parking de la Cave coopérative de Béziers (av. d'Oc)

RENTRÉE SCOLAIRE: TABLEAU NOIR

Publié le 02/09/2009 à 22:19 par bezierspcf Tags : ecole enseignement chatel

Pas de duperie. À la faveur de la lente maturation estivale ponctuée par la poursuite effrénée des drames sociaux, nous avons donc assisté, incrédules, à une autre maturation non moins pernicieuse. Celle de la fameuse psychose de la grippe A, volontairement maintenue au sommet des préoccupations, comme si certains voulaient qu’elle chasse mécaniquement tous les autres sujets du moment, à l’heure où, par exemple, les portes des établissements scolaires, « principaux menacés » par la pandémie, allaient s’ouvrir… L’opération diversion aurait presque réussi sans la vigilance de nos concitoyens. Ainsi, depuis quelques jours, les premières sorties malhabiles et hésitantes du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, se sont-elles soldées par un trouble évident chez les 850 000 professionnels, qui en ont pourtant vu d’autres…

 

Puisque Luc Chatel a annoncé qu’il s’inscrivait « clairement » dans la continuité de son prédécesseur, Xavier Darcos, les sujets de grande inquiétude de cette rentrée scolaire ne manquent pas. « Réformes » du primaire, de la formation des enseignants, du lycée, de la formation professionnelle, suppression de l’école le samedi, service minimum, carte scolaire, etc. Depuis deux ans, le gouvernement n’a pas retenu sa hargne pour agresser le monde de l’école par tous les bouts. D’autant que, parmi les nombreux dossiers brûlants, celui des suppressions de postes reste le plus incandescent. Pas moins de 13 500 postes ont disparu en cette rentrée 2009, sans oublier les 16 000 supplémentaires programmés pour l’exercice 2010… Honnêtement, nous avons peine à prendre la mesure de cette érosion systémique qui, progressivement, a non seulement rogné sur l’une des plus belles ambitions de notre pacte républicain (le savoir pour tous), mais a également modifié en profondeur sa raison d’être (un service public d’éducation), provoquant, jusque dans le coeur des enseignants, une crise d’identité sans précédent… Qu’on le sache : entre 2007 et fin 2010, ce seront plus de 50 000 salariés de l’éducation qui auront été sacrifiés ! Victimes : les élèves et l’égalité des chances… donc une certaine idée de la Répulique !

 

Après, Luc Chatel peut citer autant qu’il le veut Jules Ferry (sic) ou évoquer autant son ambition d’une école « plus juste » en transformant les établissements en « lieux de vie » (re-sic), qui peut croire en sa sincérité ? Un récent sondage CSA montre d’ailleurs, sans surprise, que 79 % des Français estiment que les réductions de postes d’enseignants « auront un effet négatif sur la réussite scolaire »… Comment peut-il en être autrement ? Dans cet univers mental médiacratique qui est le nôtre, essentiellement articulé autour des batailles de communication sophistiquées, la véritable médiation avec la réalité ne reste-t-elle pas celle de la vérité, en particulier la vérité des chiffres et des exemples ? En l’espèce, le décalage se creuse chaque jour un peu plus entre les promesses populistes et la vraie vie, qui s’aggrave au rythme de projets libéraux menés au pas de charge. Aussi, face à ces nouveaux coups, le SNUIPP, dans le primaire, et le SNES, dans le secondaire, envisagent d’ores et déjà de mener une « action préventive » d’ici à la Toussaint. Toutes les initiatives collectives seront les bienvenues.

 

À ce propos. Tous les syndicalistes sont désormais prévenus. Le gouvernement a décidé d’accentuer sa guerre sans merci contre toutes les formes de résistance, comme en témoigne la condamnation révoltante à des peines de prison avec sursis, hier, des syndicalistes de Continental. La conclusion de ce procès, voulu pour l’exemple par le gouvernement et la direction du fabricant de pneumatiques, témoigne de l’esprit de répression du sarkozysme ambiant véhiculé à tous les étages de la société. Autant le dire, ni la grippe A ni aucun ministre ne nous détournera de l’essentiel.


Editorial l'Humanité du 02/09/09 par Jean-Emmanuel Ducoin



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