économie
Publié le 24/04/2009 à 12:00 par bezierspcf
S'EN SOUVENIR LE 29 JUIN!
Strasbourg. Le Parlement européen a adopté le 22 avril le troisième paquet énergie, qui incite à la concurrence sous couvert de «favoriser les consommateurs». Séparer mais non pas céder. Fin mars lors de la procédure de conciliation, les délégations du Parlement européen et du Conseil européen (qui représente les gouvernements) étaient parvenues à un compromis. Les entreprises du secteur de l’énergie qui comme EDF ou GDF à la fois produisent et distribuent l’énergie au consommateur devront séparer leurs activités, dans le but de favoriser la concurrence. Le Parlement européen a hier voté en ce sens, par plus de 580 voix sur environ 680 votants (plusieurs textes étaient mis au vote), seul le groupe GUE votant contre.
Les rapporteurs socialistes (PSE), de droite (PPE) et souverainiste (UEN) se sont réjouis de ce compromis, mais ne l’ont accepté qu’« à contrecoeur » selon les propos de la travailliste britannique Morgan Eluned.
Ces groupes optaient pour une option plus radicalement libérale, à savoir la séparation patrimoniale. Ainsi, la Verte allemande Rebecca Harms a rappelé que «le point de départ» de la directive était une «proposition de Neelie Kros», commissaire à la concurrence, et que «l’instrument le plus efficace» pour satisfaire le consommateur était «la séparation de la production et du réseau». Dans ce cas, les opérateurs historiques du secteur auraient dû céder l’activité de transport ou de distribution à leurs concurrents.
Si les groupes acquis à l’option libérale, y compris les souverainistes, ne sont pas parvenus à imposer la séparation patrimoniale, cela est dû à la résistance de huit États. La France, l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, le Luxembourg, la Lettonie et la Slovaquie étaient hostiles au démantèlement de leurs champions nationaux. Une position que certains de ces États avaient rappelée lors du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, les 19 et 20 mars derniers. La question de la sécurité énergétique étant stratégique, les États ne peuvent se permettre de pulvériser des outils performants. Et ce d’autant plus que le but de l’opération est d’ouvrir le marché européen, afin que les opérateurs puissent conquérir des marchés en dehors du continent. Par ailleurs, dans certains pays, une telle décision entraînerait de fortes résistances de la part des salariés du secteur.
Si les entreprises ne devront plus scissionner, elles devront séparer leurs métiers. La directive leur propose trois solutions : la dissociation des structures de - propriété, la création de gestionnaires de réseau ou de transport indépendants. C’est-à-dire confier cette activité de gestion à une filiale.
Comme toujours, lorsque dans l’Union européenne on transforme une politique commerciale d’ouverture des marchés en politique industrielle, le paquet de la libéralisation de l’énergie a été emballé avec des «mesures en faveur des consommateurs». Une agence de régulation communautaire sera créée. Elle veillera notamment à faciliter le changement de fournisseur pour le consommateur. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, un «compteur intelligent» sera instauré, pour contrôler sa consommation. Les mots «usagers» et "salariés" , eux, disparaissant du vocabulaire.
Gaël De Santis
Publié le 07/06/2008 à 12:00 par bezierspcf
TRAVAILLONS PLUS... etc... etc... ET LE POUVOIR D'ACHAT?
98 milliards d'euros de profits: 2006 fut une très bonne année! En 2007, un nouveau record: 100 milliards d'euros. C'est les profits des 40 premières sociétés cotées en Bourse (CAC40)
Les grandes fortunes prospèrent. Le chômage et la précarité aussi. Ne me dites pas que cela n'a aucun rapport! De l'argent, il y en a beaucoup en France. Jamais notre pays n'a été aussi riche. Les 500 plus grandes fortunes pèsent 280 milliards d'euros. Les principaux groupes, comme Total, (tiens, tiens) - 13 milliards d'euros en 2007 - génèrent des bénéfices colossaux pour leurs actionnaires.
Sarkozy, qui s'y connaît en auto-augmentation (+ 147% dès son installation à l'Elysée) et le MEDEF jugent légitimes ces très hautes rémunérations, car elles sont liées selon eux, au mérite et à la performance.
Ces performances-là servent les dividendes, la rentabilité qui exigent des plans sociaux,(en clair des mises à la porte!), des délocalisations. C'est à dire des fermetures sauvages et brutales d'entreprises jugées insuffisamment rentables, avec leur cohorte de vies saccagées et de désespoir pour tous ceux qui n'ont pas la «chance» d'être nés du bon côté!
Ce sont les mêmes qui donnent des leçons à ceux qui «ne veulent pas se lever tôt pour aller travailler» et qui refusent l'augmentation du SMIC à un niveau correct. Ce sont les mêmes qui s'attaquent à nos acquis comme le droit à la retraite sous prétexte que les caisses sont vides. Ce sont les mêmes qui désorganisent les services publics par l'irruption des précaires ou des contractuels dans l'Éducation Nationale, La Poste, les services de santé... avec ce que cela comporte comme risque de services «mal rendus» pour cause d'incompétence liée au manque de formation ou d'emplois au rabais.
Travailler plus, pour gagner plus, qu'ils disent! et en plus, ils nous culpabilisent. Ils nous font sentir que nous n'aimons pas l'effort, et que vraiment, ce n'est pas raisonnable!
Douze mois après l'élection du Président du pouvoir d'achat, le compte n'y est pas, loin de là. Les seules mesures prises par ce gouvernement, piloté par les grands patrons, l'ont été au bénéfice, sans jeu de mots, des plus riches. Pourquoi?
Il faut dire la vérité sur l'argent, ce dieu qui mène ce monde inégalitaire qui est le nôtre. Ce sont toujours les mêmes qui créent les richesses, par leur travail et leurs réflexions, mais ce sont d'autres, infiniment moins nombreux, qui bâtissent leurs fortunes, leur puissance sur ce travail que l'immensité du peuple a créé.
Selon Marx, cette société, c'est le règne du renard dans le poulailler. Ce qui signifie que le plus puissant absorbe le plus faible. Il doit donc mobiliser ressources et capitaux pour étouffer le ou les rivaux, dans le but de rester le seul en course. C 'est cela, la mondialisation à la sauce capitaliste et le FMI (Fonds Monétaire International, patronné par le socialiste Dominique Strauss-Kahn) en est le bras armé! Pour faire grossir son capital, l'actionnaire doit peser sur les salaires, organiser les hausses de prix (l'essence, par exemple), contrôler les matières premières (la guerre en Irak!), détruire l'adversaire (absorption d'entreprises), piller les services publics, jugés non rentables et dangereux pour ce qu'ils détiennent d'emplois protégés par un statut, donc non flexibles...
Ce système n'a pas besoin de lois pour cela, car c'est lui la loi. Moins de législation sociale implique moins d'entraves à la rentabilisation la plus poussée, mais aussi la destruction du Code du travail, des protections sociales et des avantages acquis, arrachés par nos luttes et celles de nos parents (36, 45, 68...).
Les services publics, pour la plus grande part issus des conquêtes qui ont suivi la Libération, sont des obstacles. Détruisons-les! Vidons-les de leur substance! On instaure des franchises médicales sous des prétextes fallacieux. On ferme des maternités, des maisons de retraite, des bureaux de poste... Rien n'est dû au hasard. Cette politique répond à des exigences dictées par le MEDEF.
Si la lutte au jour le jour contre les attaques sociales est une nécessité, soyons bien conscients que cela ne suffira pas. Seul un changement de logique, où l'argent sera mis au service des gens, et non des actionnaires, nous permettra de sortir de ce cycle infernal. Il y a encore des Bastilles à prendre.
Il y a urgence...
Publié le 13/03/2008 à 12:00 par bezierspcf
Plus de cent milliards d’euros de bénéfices au CAC 40
Bourse . Les grands groupes français ont encore battu en 2007 un record sur les années précédentes, ce qui comble les actionnaires et ne profite en rien aux salariés. La preuve par Mittal et Michelin.
Ni la panne de croissance en France ni la hausse des prix des matières premières ne semblent affecter gravement la bonne santé financière des sociétés du CAC 40. Les actionnaires peuvent se mettre à table ; ils seront bien servis. Quant aux salariés, l’exemple de Mittal, qui augmente ses bénéfices de 30 % en 2007 en raison de la forte demande d’acier et veut fermer son usine lorraine de Gandrange, montre cruellement que c’est une tout autre affaire. Alors que la plupart des sociétés - 38 sur 40 - ont publié leur bilan de l’année passée, un chiffre d’abord : le cap des 100 milliards d’euros est dépassé (101 milliards exactement), ce qui constitue un nouveau record sur les années précédentes : 98 milliards en 2006 et 86 milliards en 2005, 57 en 2004 et 33 en 2003.
Toujours en tête, le pétrolier Total a accumulé plus de 12 milliards de bénéfices à lui seul, grâce à la flambée des prix du brut, même si la hausse de l’euro face au dollar a légèrement grignoté ses bénéfices par rapport à 2006. Le reste du secteur énergétique a aussi progressé : Suez a engrangé près de 4 milliards de profits (+8,8%) et GDF (+7,6%)-EDF a affiché un bénéfice stable à 5,6 milliards.
En matière de progression, Danone explose ses résultats avec un bénéfice en hausse de… 352,7 %. Un triomphe auquel les millions de consommateurs ont puissamment contribué en payant plus cher les produits comestibles dans les grandes surfaces. Dans la construction automobile, PSA, qui taille fortement dans les effectifs salariés, fait encore plus fort avec une hausse de 384 %. Renault, de son côté, affiche un résultat de 2,7 milliards, en baisse de 7,52 %.
Dans ce palmarès du profit, figurent en bonne place Lafarge (+39%) et L’Oréal (+28,9 %) dont les salariés se mobilisent pour des augmentations de salaires. La scandaleuse iniquité du partage des richesses entre ceux qui les produisent - les salariés - et les actionnaires, qui en profitent, est de plus en plus contestée dans l’opinion publique. Une mention particulière au groupe Michelin en hausse de 35, 1 %, une situation financière apparemment intenable au point de vouloir fermer l’usine de Toul (Meurthe-et-Moselle).
Touchées par la crise des crédits hypothécaires à risque (subprime) américains, la plupart des banques voient leur progression de bénéfices baisser, tout en restant bénéficiaires. Sur quatre établissements du CAC 40, trois ont vu leurs résultats reculer : Dexia (-7,9 % à 2,5 milliards), Crédit agricole (-16,8 % à 4 milliards) et surtout la Société générale, qui affirme avoir aussi pâti des activités frauduleuses de l’un de ses traders. Son bénéfice a fondu de 82 % à 947 millions. BNP Paribas publie un résultat en hausse de 7 % à 7,8 milliards.
Seules deux sociétés ont achevé l’année 2007 dans le rouge : Alcatel-Lucent et ST Microelectronics. Manquent encore à l’appel les groupes EADS et Lagardère, attendus en début de semaine.
L'HUMANITÉ DU 11/03/2008
Publié le 16/01/2008 à 12:00 par bezierspcf
La banque "Crédit Agricole" vient de vendre les actions SUEZ qu'elle détenait.
Elle empoche 1,2 milliard d'euros et dégage sur cette somme une plus-value autour de 500 millions d'euros NETTE D'IMPÔTS!
Nous espèrons que les salariés du groupe vont en bénéficier... et pourquoi pas aussi les petits emprunteurs!