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PLAIDOYER POUR LA TAUROMACHIE

Publié le 16/08/2010 à 18:34 par bezierspcf Tags : corrida tauromachie liberte arles béziers nimes bayonne vic taureau arenes

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TRIBUNE LIBRE:


Faut-il suivre l’exemple de la Catalogne, qui a interdit les corridas ? 

Par Jean Ortiz, universitaire


Les belles arènes néomauresques de Barcelone devien­dront-elles un centre commercial géant ? Ainsi va la « mondialisation »… Après l’interdiction le 28?juillet, par le Parlement catalan, de la corrida, nous, qui l’ai­mons et la défendons, serions des « nostalgiques du franquisme », des partisans du "centralisme madri­lène"… Sottises ! Certes, le franquisme instrumentali­sa la corrida, le foot, la religion, le tourisme… Faut-il pour autant les interdire aujourd’hui ? La décision du Parlement catalan est avant tout politique, même si l’on ne peut nier la mobilisation contre « les souffrances animales » de milliers de citoyens qui ont signé la péti­tion exigeant cette initiative législative…


Des forces « nationalistes » ont pris en otage la corrida pour régler leurs comptes avec Madrid, « berceau de cette barbarie moderne ». Nouvelle sottise ! Les jeux taurins ne sont ni castillans ni andalous, mais couvrent tout le bassin méditerranéen, et ce depuis la nuit des temps. Sur les murs des grottes, l’homme préhistorique représentait déjà cet animal mythique : le toro… La corrida n’est ni de droite ni de gauche, ni « centra­liste » ni « fédéraliste », ni « catalaniste » ni « espagno­liste ». Elle est tout simplement un phénomène culturel, une forme d’art, ancestral et populaire, un combat es­sentiel, une confrontation avec la mort, l’abnégation, une esthétique, une spiritualité… Où est la « barba­rie », où est la « civilisation » ? Sans opposer les droits des animaux à ceux de l’homme, il me semble qu’il n’y a pas de commune mesure entre la cruauté « a las cinco de la tarde » et les guerres en Afghanistan, en Irak…

Il y a longtemps qu’à Bruxelles et Strasbourg, on rêve d’interdire la corrida au nom d’une Europe clonée, capitaliste et washingtonienne, des « bons senti­ments », de la « modernité », du « nettoyage culturel », d’une Europe policée, propre sur soi, amie des ani­maux, mais moins des peuples taurins d’Amérique la­tine, que l’on saigne à base de contrats néocoloniaux dits «d’association»…

La corrida en Espagne aurait perdu du public (c’est vrai) et serait devenue « élitiste ». Interdira-t-on de­main l’opéra avec les mêmes arguments ? Si la corrida doit mourir de sa belle mort, pourquoi des mesures li­berticides ? La corrida connaît en France un essor spec­taculaire. À Dax, Nîmes, Mont-de-Marsan, Béziers, Bayonne, Vic,?etc., les arènes sont combles. Et, parmi ce peuple du toro, peu de bourgeois. Ici, on communie tauromachiquement, on aime ce rituel comme l’ont aimé Lorca, Hemingway, Bergamin, Picasso


Oui, il faut sauver la corrida ! Convenons qu’en Espagne le spectacle est devenu « décadent », par la faute de toros uniformisés, «nobles» à l’excès, et celle d’éleveurs, d’« empresarios », d’«?apoderados?» plus soucieux du fric que de «?la verdad?».


Sauver la corrida, c’est récupérer son « prestige », son authenticité, ses toros « bravos », et des toreros à la José Tomas, capables de jouer leur vie pour la beauté d’une «naturelle». Éphémère. Juste un instant d’éter­nité.


Tribunes - le 10 Août 2010

Commentaires (6)

Aficionada le 17/08/2010
Bravo... c'est clair... a bas l'animalisme, vive l'Humanisme...
Adelante


Bonus thierry le 18/08/2010
Torturer légalement un animal est une tradition barbare comme l excision et en tant que révolutionnaire je ne peux que condamner la tauromachie


MONTREUIL le 18/08/2010
La tauromachie, une réalité culturelle à comprendre Montreuil (93)

J’approuve assez largement les arguments de Jean Ortiz au sujet de la tauromachie (l’Huma du 10?août). Ce débat est relancé à l’occasion du vote du Parlement catalan qui est d’abord, selon moi, un acte politique supplémentaire d’indépendance à l’égard de Madrid. Car pourquoi interdire maintenant les corridas alors que leur fréquentation semble en baisse. Si elles doivent disparaître, que ce soit à cause de la désaffection du public et non d’une interdiction sans risque?! Bien qu’étant peu au fait de la tauromachie, de ses codes et de ses rites, je vois bien que c’est un phénomène culturel dont la richesse et la profondeur sont soulignées par Jean Ortiz. Comprendre avant de louer ou de blâmer… Situer la condition animale par rapport à la condition humaine…

Les corridas s’enracinent dans la nuit des temps et ont été célébrées par de grands artistes et écrivains. Alors, Picasso, Hemingway et les autres, des barbares assoiffés de sang, niant la dignité animale?? Je suis un peu étonné des raccourcis hasardeux et caricaturaux de Bonus thierry. La tauromachie serait de la barbarie. Et, pour tout verrouiller, il est ajouté que ladite tradition est comme l’excision. Ainsi, on est sûr de son effet. S’il est vrai que toute pratique reconnue par la tradition n’est pas en soi défendable, celle que j’évoque a été portée par les plus grands créateurs dans les domaines artistiques les plus variés. La tauromachie donne – à ce que j’en comprends – à rêver à tout un public respectueux de l’animal, de ses qualités et de sa puissance. Où sont, en revanche, la littérature et les arts qui vantent ou soutiennent l’excision?? Les écrits qui existent militent pour la condamnation de cette pratique barbare qui humilie la femme, la marque dans son corps et la soumet. Bref, la tauromachie se veut

« un art » qu’il faut connaître pour le discuter et qui mérite mieux que des positions passionnelles forcément réductrices ou des « coups politiques » comme en Catalogne.?


BALDAN le 20/08/2010
Oui, je sais... le taureau a "autant de chance que le torreador". (Tu parles, ils n'ont pas pris le même régime).
Sans entrer dans la polémique, je n'appellerai pas tauromachie un art. Un art n'est pas fait pour faire mal, (à part le rap pour les oreilles, mais le rap est-il un art ou une forme d'expression excentrique?)
Je ne suis pas végétarien, et j'aime beaucoup la viande, même la gardiane,
mais il y a tuer et tuer en torturant, et se faire "vicieusement plaisir" en regardant le sang des autres, même celui d'un taureau, qui n'a rien demandé à personne, surtout pas la ******* à laquelle on le prépare.
Les romains disaient dèjà "du pain et des jeux" pour que le peuple reste tranquille, alors continuons...et vive le progrès. Désolé fraternellement!


bonnet rouge le 20/08/2010
A Baldan:
Trop facile de porter un jugement de valeur sur les amateurs de corridas en les traitant indirectement de vicieux, de tortionnaires... Le taureau n'a rien demandé à personne? pas plus que les huitres, les boeufs châtrés, les poulets... sauf que cet animal de combat existe encore grâce a la corrida... La tauromachie tient de la musique, du plastique des formes et des mouvements et bien sur de la dramaturgie... Il tient du privé (le torero) et du public (le spectateur)... La culture n'est pas un tout correctement correct... elle est collective sous une forme individuelle...

Savez vous que le taureau de par sa constitution hormonale unique dans le monde animal est "fait" pour le combat: il libère une grande quantité de bêta-endorphines, une opiacé endogène, hormone bloquant les récepteurs de douleurs durant le combat ce qui explique son attitude notamment face aux piques... Sans oublier une taille de l'hypothalamus de 20% supérieure aux autres bovins régulant les fonctions de stress et de défense...


NAKARA le 24/08/2010
Au nom des traditions enracinées, faut-il lapider les adultérines.
Certains spectacles ne sont plus toléralbles. Le toro n'a aucune chance face face au matador, il a été affaible par le picador, les banderilles etc.
Se délecter de cet "art" relève de l'arriération toute simple, comme faire porter une burqa à une femme. D'autres pratiques ailleurs et ici peuvent aussi condamnables.
Mais les animaux qui sont nos "amis", nos aides de travail, ne méritent pas d'être traités par une cruelle violence.
Notre système de consommation des animaux mérite aussi d'être surveillé. On peut manger du boeuf, du porc etc. Mais ne traitons pas le vivant comme une simple matière primaire inerte.
Par électoralisme on n'ose pas dire certaines choses dans certains territoires.


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